Crise à l’hôpital psychiatrique d’Amiens: «La honte doit changer de camp»

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Amiens (Somme), envoyée spéciale.– Chrystèle Leclercq a fini par s’endormir, vers deux heures du matin, cassée en deux sur la table, la tête posée sur ses bras croisés, une simple couverture grise entourant ses épaules. Voilà des nuits que l’infirmière parlemente, s’active ou veille devant l’hôpital Philippe-Pinel à Amiens, pour protester contre la lente dégradation des soins psychiatriques dans son établissement.