Exilés: la destruction de la «jungle» ou le fantasme de l’invisibilité

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Annoncée la semaine dernière, l'évacuation de la principale «jungle» de Calais a eu lieu mardi 22 septembre au matin. Vers 7 heures 30, plusieurs dizaines de CRS ont encerclé le campement installé près du port, avant d'y pénétrer pour déloger un à un les migrants et les militants venus s'interposer. Moins d'une heure plus tard, les Afghans présents sur les lieux avaient tous été arrêtés laissant, sur place, les banderoles qu'ils avaient préparées: «Nous voulons l'asile en Europe», «Nous ne voulons pas retourner chez nous, même si nous mourrons ici», «Nous avons besoin d'abri et de protection», «Nous voulons la paix», «La jungle est notre maison, s'il vous plait ne la détruisez pas. Si vous le faites, où irons-nous?»