Encore une affaire de journalistes espionnés

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Le procureur de Marseille aurait demandé et obtenu les fadettes de deux journalistes du Monde, auteurs d'articles sur le grand bandistisme.

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Le secret des sources des journalistes est décidément mis à mal. C'est ce qu'atteste une nouvelle découverte de la juge d'instruction parisienne Sylvie Zimmermann, chargée d'enquêter sur les surveillances téléphoniques illégales dont ont été l'objet, en marge de l'affaire Bettencourt, plusieurs journalistes du Monde, que ce soit de la part de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ou du parquet de Nanterre. Selon lemonde.fr, la magistrate vient ainsi de découvrir, après avoir sollicité l'opérateur Orange pour établir dans quelles conditions et à quelles dates les facturations téléphoniques détaillées («fadettes») des journalistes du Monde avaient été saisies, que l'un d'entre eux, Jacques Follorou, avait vu certaines de ses communications espionnées dans le cadre d'une autre affaire.