Propos anti-juge : au tribunal, le prévenu Guaino Henri ne regrette rien

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Le député (UMP) Henri Guaino a joué les fiers-à-bras au tribunal correctionnel, où il comparaissait ce mercredi pour ses propos violents tenus sur le juge Gentil, qui était en charge de l’affaire Bettencourt, après la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

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Foule des grands jours, ce mercredi à la XVIIe chambre correctionnelle de Paris, spécialisée dans les affaires de presse. On juge l’ancienne « plume » de Nicolas Sarkozy et actuel député (UMP) des Yvelines Henri Guaino, venu pour l’occasion avec une quinzaine de collègues de son parti, plus goguenards que silencieux sur les bancs du public. On reconnaît notamment David Douillet, Georges Fenech, Alain Marsaud, Jacques Myard et Patrick Ollier, parmi cet échantillon de la droite parlementaire ne supportant les juges que lorsqu’ils condamnent les gueux (Patrick Balkany était absent). On remarque aussi quelques avocats proches de l’UMP, dont Thierry Herzog, ancien défenseur et ami proche de Nicolas Sarkozy (tous deux sont mis en examen dans l’affaire Bismuth-Azibert).