France Enquête

Bavure mortelle: la justice esquive depuis dix ans

En 2007, Olivier Massonnaud a été tué d’une balle dans le ventre par un policier alors qu’il n’avait pas d’arme. Longtemps enterrée au tribunal de Poitiers, l’affaire est toujours en suspens. Un cas qui illustre le traitement très particulier des bavures par la justice.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

La clémence dont font le plus souvent preuve les magistrats envers les policiers et les gendarmes, lorsqu’il s’agit de les poursuivre ou de les juger, est connue et documentée. Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette mansuétude, alors que, dans le même temps, ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre sont traités avec la plus grande sévérité par les tribunaux. Échanges professionnels quotidiens, forte interdépendance (structurelle et opérationnelle), proximité géographique, liens personnels, communauté d’idées, pressions politiques, syndicales et hiérarchiques, tout incite les magistrats à ne traiter les violences policières et les bavures qu’avec la plus extrême prudence.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Voir la Une du Journal