Un rapport pointe les échecs répétés de la politique des quartiers

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Cinq ans après ses débuts, la très vaste politique de rénovation urbaine, dont le coût global s'élève à 40 milliards d'euros, présente des résultats très mitigés. Dans un rapport qui sera publié au mois de janvier et que Mediapart s'est procuré, le Comité d'évaluation et de suivi de l'ANRU (agence nationale de la rénovation urbaine) pointe des lacunes majeures: la mixité sociale n'évolue pas, certains loyers augmentent, les constructions ne sont assez nombreuses, et les financements à venir ne sont pas assurés.

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Quel bilan faut-il tirer de la rénovation urbaine, ce programme sans précédent dans l'histoire de la politique de la ville mis en place dès 2003 par Jean-Louis Borloo? Qu'ont apporté toutes ces tours détruites, ces quartiers remodelés, ces programmes d'aménagement au coût global d'environ 40 milliards d'euros (dont 12 milliards investis par l'Etat) pour la période 2004-2013?