Les convictions à géométrie variable de Rama Yade

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Elle a débuté dans le bureau d'un député Verts, a voté Taubira en 2002, Sarkozy en 2007 et rejoint aujourd'hui Jean-Louis Borloo. Rama Yade, «une dépêche AFP tous les deux jours», mais combien d'idées? Mediapart s'est penché sur l'ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme. Portrait.

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«Les gens s'imaginent des trucs!, s'étonne Rama Yade. Je ne suis ni en exil, ni en blues. Il n'y a pas de stratégie, je suis juste partie en vacances aux Etats-Unis, je viens de rentrer.» Virée du gouvernement lors du remaniement de novembre, partie avec fracas de l'UMP en décembre, et critiquée pour sa nomination comme ambassadrice de France auprès de l'Unesco, l'ancienne secrétaire d'Etat aux sports s'est imposée un silence. Pour mieux revenir en 2011. Elle était aux vœux du conseil général des Hauts-de-Seine, le 12 janvier. Aux côtés de Jean-Louis Borloo, quelques jours plus tard. Elle s'est immiscée dans la révolution tunisienne, le 15 janvier, saluant «le beau courage des Tunisiens» sur son blog, puis assurant sur Europe-1que la chute de Ben Ali était «prévisible». Cette semaine, elle prend ses fonctions à l'Unesco, et effectue son retour médiatique le 29 janvier, dans l'émission «Stars en questions», en prime time sur France-2.