Le Conseil d'Etat sanctionne deux enseignants désobéisseurs

Par
Saisi par le ministère de l'éducation, le Conseil d'Etat a rétabli le 17 mars les sanctions financières infligées à deux enseignants désobéisseurs de l'Hérault, Cédric Serres et Bastien Cazals, pour ne pas avoir appliqué l'aide personnalisée selon les textes. Une «décision politique» pour ce dernier.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quand en novembre 2008, Bastien Cazals, directeur de l'école maternelle Louise-Michel de Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier (Hérault), écrivit au président de la République pour lui signaler son entrée en résistance contre les réformes du primaire et son refus d'appliquer l'aide personnalisée, il n'imaginait pas que cet engagement emmènerait son dossier jusque devant le Conseil d'Etat. Ce dernier a pourtant tranché le 17 mars 2010 contre l'enseignant “désobéisseur”. Saisi en appel par le ministre de l'éducation, le Conseil d'Etat a annulé une décision du tribunal administratif de Montpellier qui, le 9 juillet 2009, avait suspendu les sanctions financières prises par l'inspection académique de l'Hérault à l'encontre de Bastien Cazals et d'un autre enseignant désobéisseur, Cédric Serres. Tous deux vont donc bien écoper d'une vingtaine de jours de retrait de salaire (environ 1.400 euros de retenue en ce qui concerne Bastien Cazals) pour ne pas avoir effectué l'aide personnalisée de façon réglementaire entre janvier et mai 2009.