Quelle entreprise politique derrière Ségolène Royal?

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Les partisans de Ségolène Royal ne veulent pas entendre parler de courant. Pourtant, c'est une organisation de mieu xen mieux huilée qui se met en place, dans la perspective du prochain congrès.

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«Nous n'avons pas de courant et on ne veut surtout pas en avoir». L'ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, le dit tout net: on ne peut pas vouloir rénover le PS et entretenir «ces écuries autour d'une personne». Et de s'exclamer: «On veut refonder sur des idées et non sur des négociations d'appareil.» Certes, mais derrière les paroles, il faut bien s'organiser dans la perspective du futur congrès. Le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard, le concède: «Quand va venir le temps des contributions puis des motions, il faudra bien faire le boulot.» C'est François Rebsamen et Vincent Peillon qui s'y collent. L'un est l'actuel numéro 2 du PS, ancien proche de Laurent Fabius puis de François Hollande jusqu'à la dernière campagne présidentielle, l'autre est un ancien porte-parole du parti. Tous deux connaissent bien les fédérations et mettent actuellement en place un réseau dans chaque département.