Mediapart part en campagne pour la liberté et le pluralisme de la presse

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"Il est temps que le journalisme libre se batte, enfin. Pas le dos au mur, mais drapeau déployé." Et ça commence maintenant !!! "Si vous êtes déjà un fidèle abonné de Mediapart, cette campagne est aussi la vôtre : vous pourrez reprendre le matériel proposé, en faire des prospectus, des tracts et des affiches, le diffuser par courrier, électronique ou traditionnel, bref, vous en emparer en la complétant comme bon vous semble." Faites ! Faites ! Faites ! Donnez ! Donnez ! ______________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Bien vu, l'offre de cinq abonnements gratuits pour deux semaines. J'ai des noms en tête. Mais comment est-ce que ça marche exactement ?
=> Identifiant (Fantie B.) => ITABLEAU DE BORD => Mon compte => MON COMPTE => Parrainage
Votre article vient nous conforter dans cette volonté collective dont le "journal des journalistes" et l'apport des bloggeurs font preuve et construisent "le chemin". Mais au-delà des arguments techniques, juridiques et de comparaisons avec les autres pays, comme vous je crois que le combat pour "la liberté et le pluralisme de la presse" est permanent car la défense de nos valeurs démocratiques c'est le sens même de notre démarche citoyenne ! Médiapart est désormais sur ce front. Bonne route !
Je suis vraiment contente des bons résultats que vous nous communiquez ! Je vais continuer à faire de la "réclame" pour Médiapart ! Effectivement, cette question de la TVA est déterninante et j'espère que votre demande sera prise en compte, tenez-nous au courant (vous faut-il une pétition de soutien sur ce sujet ?) Vous évoquez le nombre de lecteurs pour 1000 habitants, pour mémoire : - en 1945, paraissaient 203 quotidiens diffusant 15,1 millions d'exemplaires. Pour une population de 40 millions : 373 ex. pour 1000 - en 1985, 87 quotidiens diffusant 11,3 millions d'ex. pour 53 million d'habitants : 239 ex. pour 1000.... Prise par d'autres centres d'intérêt, et "dégoûtée" par cette (m)évolution, j'ai arrêté d'observer la tendance, vous m'apprenez donc le dernier chiffre : - 160 ex pour 1000 habitants ............ sans commentaires... Merci pour la qualité de votre travail journalistique et l'attention, que l'on sent permanente, que vous portez a vos lecteurs ; on sent bien que vous êtes là, réagissant spontanément aux commentaires qui vous sont faits, et que vous en tenez scrupuleusement compte. J'espère que ces premiers succès vous encouragent à continuer et que vous faites votre travail avec bonheur, tant il est vrai que lorsque son travail est intéressant et gratifiant, il perd toutes ses notions d'aliénation et de souffrances... Médiapartiquement votre, Corinne Newey
L'aventure est enthousiasmante. Si chacun des 7.200 abonnés actuels tente de convaincre 5 de ses amis ou proches de rejoindre Mediapart, les objectifs peuvent être atteints plus rapidement que prévus. Tous les abonnés actuels ne peuvnet être que ravis. Il faut, désormais, transmettre l'enthousiasme et la passion. Merci d'avoir eu cette idée lumineuse de lancer Mediapart, et bravo.
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Il me semble que c'est le cas...
À Dianne, le loquet entouré de la pastille jaune est ouvert donc vous pouvez commencer à diffuser sans entrave
allez j'ose:… et même à (faire) jouir à sa lecture. fañch
je vote oui jpylg
Médiapart est véritablement un acteur nouveau dans le paysage de l'info en ligne, dommage que la pression soit mise sur ses abonnés, culpabilisés par l'éventuel échec du projet. La politique du parrainage ressemble un peu à celle du couteau sous la gorge ou "du forcer la main" du parrainé. L'audace et finalement l'honnêteté aurait été d'offrir une période d'essai et de total libre accès pendant ces deux semaines, au lieu de pousser les curieux à s'inscrire incidemment, tombant alors sans le vouloir, dans l'engrenage de la tacite reconduction (à moins de prendre sa plume et de poster sa lettre de résiliation)...
Cher Boizumeau, Non, non, aucun couteau sous la gorge. Juste cette conviction, à la fois éditoriale et commerciale, que c'est toujours le lecteur qui recrute le lecteur, par sa façon de parler de son journal, de le recommander, de s'y identifier. Et qu'en l'espèce, c'est l'abonné qui fera l'abonné. A condition, bien sûr, que nous soyons au rendez-vous de vos attentes par nos articles, nos enquêtes, nos analyses. Mais vous avez raison de suggérer que, pour se convertir à Mediapart, il faut avoir eu l'opportunité d'une visite, d'un découverte, d'un feuilletage. C'est ce que nous proposons aujourd'hui avec 1. les parrainages, 2. l'accès libre pour certains articles, 3. l'édition "Découvrir Mediapart" dans le Club, dont les vidéos volontairement décalées méritent le détour. Plus tard, mais nous n'en sommes pas encore là, on pourra visiter tout Mediapart pour une durée limitée, afin de le découvrir avant de s'abonner. Mais cela suppose des ajustements techniques, dont je vous passe la complexité, qui sont assez chronophages. Enfin, mais ce n'est évidemment pas un conseil car nous ne voulons pas vous perdre, juste une information: désormais, on peut résilier en ligne son abonnement aussi facilement qu'on l'a effectué, en quelques clics. Bonne lecture et merci de votre fidélité !
Une petite précision tout de même : pour les "parrainés", il n'y a aucune obligation d'aucune sorte. L'accès est réellement totalement libre, et n'engage à rien. Au bout de la période de libre découverte, pas de lettre à poster, pas même un mail à écrire, si on ne souhaite pas continuer à lire Mediapart ou à y contribuer. Au contraire, c'est l'acte de devenir un abonné payant qui devra être volontaire. Donc pas de crainte à avoir : ceux à qui l'on propose de découvrir Mediapart ne prennent aucun risque.
"Juste cette conviction, à la fois éditoriale et commerciale, que c'est toujours le lecteur qui recrute le lecteur, par sa façon de parler de son journal, de le recommander, de s'y identifier." Vous avez tout compris M. Plenel. (sourire) __________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
"Oser se battre à contre-courant"."Ne pas suivre". "Se différencier"."Assumer ses audaces". Tout est dit. Longue vie à Médiapart ! Un acteur quelque peu anonyme de 1968 qui est également toujours resté fidèle au dynamisme du slogan : "Soyons réalistes, demandons l'impossible".
J'ai pour projet de faire profiter de votre offre de parrainage excellente, mais, d'après un commentaire que j'ai lu plus haut, il y aurait ensuite une sorte d'obligation de maintenir son abonnement après la période d'essai ? - Je ne doute pas de vote honnêteté, mais pourriez-vous exactement nous préciser les modalités de cette offre ? Merci d'avance.
Mais non ! Virginie vient de lever l'ambiguïté.
Cher Jonathan Dulché, Aucunement, comme l'a fort bien précisé Virginie dans un commentaire ci-dessus. Comment pouvez-vous penser une seconde que nous allons vous imposer des "obligations"? Je résume donc, clairement : - un abonné peut parrainer 5 personnes de son choix, c'est-à-dire leur offrir un accès libre à tout Mediapart jusqu'au 10 juin. - si le parrainé accepté cette proposition, il profite librement de Mediapart. - après le 10 juin, c'est lui seul qui décide, selon son bon vouloir ou plaisir. Il n'est obligé à rien. Il s'abonne ou ne s'abonne pas, c'est son choix!
L'erreur est (surtout) humaine. Merci à à Virginie donc, et à Edwy Plenel de ces précisions. - Aller, je vais tenter de débusquer quelques amis lycéens pour leur faire connaitre le site !
Tu vois, Edwy (désolée, je me suis suis mise à tutoyer un peu tout le monde, Jonathan Dulché pourra amplement en témoigner). A peine ton papier posté ce midi je l'ai lu vite (j'étais au boulot) en me disant, il faudrait que les abonnés puissent ré-offrir des abonnements gratuits ne serait-ce que très courts à leurs amis/copains/voisins ou connaissances pour élargir le "cercle" et conquérir de nouveaux lecteurs. Et quand je suis rentrée à la maison ce soir, j'ai vu ces propositions de nouveaux parrainages étaient proposées. Génial. Vous y aviez pensé... Tu sais, Il FAUT que ça marche, trop d'attentes, trop de bonheur ont été générés (un mot que je déteste mais dans l'intant je n'en trouve pas d'autre), trop de rencontres aussi se sont profilées, et une lecture différente de l'"info" grâce à ces mises en perspectives des boîtes noires, liens, et autres renvois qui permettent une lecture complète des sujets. Je suis totalement "addict", je pense que cela se voit à mon "compteur", mais plein d'autres , j'en ai maintenant l'intime conviction, le sont aussi. Donc il FAUT que ça marche !!!!! Mais je tombe des nues en apprenant que jusque là vous n'aviez pas de N° de commission paritaire et surtout cette histoire de TVA dont parle Mathilde Matthieu... J'étais persuadée que vous étiez reconnus comme "presse" à part entière ! Et que vos cartes de presse étaient toujours reconnues comme telles. Que peut-on faire ? Une pétition pourrait-elle servir ? Autre chose ? En même temps, du coup, une autre question est posée: comment , en se battant pour Mediapart comme JOURNAL, peut-on être sûr d'ouvrir l'accès au statut de presse à un VRAI journal d'information en ligne comme le nôtre (!!!) sans que cela s'applique indistinctement à n'importe quel site ou blog qui pratique le copier-collé de fils d'agences... et se fait de plus financer par la publicité. Bref, si l'on croise les papiers de Vincent Truffy (surtout le dernier) sur les rapports net/papier et le tien, comment définir les "frontières" (je n'aime pas non plus ce mot qui sent son corporatisme à plein nez)... et faire en sorte que tout se passe pour le mieux pour un VRAI journal d'information de qualité et qu'il soit reconnu comme tel... et pas pour "n'importe-quoi.com" ? C'est un peu kafkaïen, ce dans quoi la presse actuellement est plongée.... @vec toute m@ fidélité
Cher grain de sel, Vous posez deux questions : 1° - Lutter "pour" - "Comment , en se battant pour Mediapart comme JOURNAL, peut-on être sûr d'ouvrir l'accès au statut de presse à un VRAI journal d'information en ligne comme le nôtre (!!!) 2° - Lutter "contre" - sans que cela s'applique indistinctement à n'importe quel site ou blog qui pratique le copier-collé de fils d'agences... et se fait de plus financer par la publicité." Il me semble que mieux vaudrait lutter résolument pour que votre 1ère question trouve une issue favorable. Votre 2de question - qui concerne la limitation des "autres" - ne me concerne pas immédiatement, d'autant plus que que le pouvoir politique pense souvent spontanément aux "critères d'évaluation" qui limitent le droit. "Comment peut-on être sûr ? Il n'y a pas de garantie à 100% mais choisir puis agir résolument permet au moins d'obtenir la certitude de l'acte posé. Sur ce, je termine de lire ces commentaires puis j'irai me livrer à ce choix difficile : à qui proposer un parrainage ? A + - c'est le cas de le dire...
Vous avez sûrement raison... Le "lutter contre" (d'ailleurs je ne pensais pas un "lutter contre" mais un "lutter pour" qui ne soit pas indistinct et comporte un minimum de sélectivité, déontologie, etc.) n'est pas prioritaire et peut-être même pas à l'ordre du jour. Je m'incline devant votre raisonnement. Mais comment à terme les lecteurs feront la différence ? Et surtout comment les aides à la presse correspondantes (TVA, etc.) vont-elle continuer d'exister si tout le monde les revendique ? Cela, je pense, ce sont des questions qui peuvent se poser... Même si, j'en suis 100% d'accord, c'est la première question qui est urgent à résoudre ! Bien @ vous...
Cher grain de sel, Il m semble que les lecteurs de mediapart feront la différence grâce aux informations transmises par les journalistes - nous pouvons déjà faire la différence quant à la qualité des articles et de l'outil que constitue mediapart. En ce qui concerne les aides à la presse, je fais confiance aux journalistes pour se réunir et revendiquer les soutiens financiers en élaborant les critères qu'ils proposent. Evidemment la publicité me semble un critère et la non ingérence de l'état dans le contenu des journaux financés un second critère indispensable. Mais je n'ai aucune qualification dans ce domaine, c'est pourquoi je m'en remets aux journalistes de confiance : il y en a, vous-même avez renseigné sur mediapart le site "presse en colère" que je consulte dorénavant régulièrement (merci).
Les lecteurs de MediaPart, oui, Joha... mais tout le monde n'est pas lecteur de Mediapart. C'est bien là le problème !
Chère grain de sel, Juste pour vous remercier de votre enthousiasme. Et rassurer sur un point, évoqué dans le long premier message: la CPPAP (la Commission paritaire des publications et agence de presse, qui accorde les numéros de commission de paritaire qui valent agrément) n'a rien à voir avec la CCJP (la Commission de la carte des journalistes professionnels qui accorde la carte de presse). La seconde est un héritage de la loi de 1935 qui a construit un statut des journalistes en France. Elle ne compte pas de représentants de l'Etat, seulement de la profession – côté journalistes, via des élus syndicaux, et côté éditeurs, via leurs syndicats professionnels. Et tous les journalistes de Mediapart ont une carte de presse, délivrée au titre de notre journal par la CCJP. Bref, la question du statut des journalistes et celle du statut de l'entreprise sont traitées différemment et selon des critères différents. Le refus de nous considérer comme ce que nous sommes, c'est-à-dire un journal d'information, fait par des journalistes professionnels, serait d'autant plus sidérant. A part ça, bon courage pour tout, car je devine qu'il en faut, Edwy Plenel
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  • 23/05/2008 18:54
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Le vrai danger de notre société c'est "la pensée unique" ou les médias ont une responsabilité. Mediapart de par ces articles d'investigations et le fait que chaque abonné puisse laisser un avis, un complément d'information lutte contre ce fléau.
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  • 23/05/2008 20:02
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Extraordinaire récupération d'une histoire militante : alors que Plenel condamne le tropisme passéiste de mai 68, "le camarade" nous refait le coup des bonnes vieilles campagnes financières...Avec une différence de taille : le manuel de TBWA a remplacé le PROGRAMME DE TRANSITION...et le mot DISRUPTION celui de REVOLUTION... Il ne nous manque plus dans le kit de campagne que la version numérique de nos cahiers de centralisation ! Que TBWA fasse son métier dans les limites du budget de MEDIAPART est une chose naturelle et normale...mais que le président de MEDIAPART confonde un brief créatif "entre présidents" de deux sociétés commerciales avec une rencontre improbable entre citoyens journalistes et citoyens publicitaires est tout à fait étonnant ! Non le désintéressement militant qui a été pour bon nombre d'entre nous le moteur de notre jeunesse n'a rien à voir avec une campagne de parrainage...!
Cher Daguzan, Je ne condamne rien, je plaide seulement pour l'actualité de certains idéaux. Et je crois en effet qu'il peut arriver de rencontrer des hommes et des femmes qui les partagent dans des univers professionnels éloignés de nos préoccupations ou de nos fréquentations. Y compris le vôtre puisque vous vous présentez comme un publicitaire de profession. Si vous avez un peu de temps à perdre, j'en parlerai demain matin – de ces rencontres et de ces itinéraires improbables – au colloque consacré au regretté Jean-Pierre Vernant à Paris, à la Maison de l'Amérique latine (cf. dans le Club l'édition participative qui présente cette manifestation organisée par Maurice Olender), où j'interviens sur le thème "Engagement et transmission". Si vous êtes là, nous pourrons évoquer ensemble les jeunesses éternelles…
Cher Edwy PLENEL, J'ai combattu les dérives du "Monde", et ceux qui les animaient...ils ont enfin pris le départ après celui des plus motivés qui défendaient une indépendance, hélas gravement compromise.Vous avez repris le flambeau avec courage, compétence, en défenseur d'une presse totalement libre,scrupuleuse et de grande qualité rédactionnelle. BRAVO, et chacun de nous doit vous soutenir très fort pour réussir.Je dis à mes amis, à mes correspondants: "MEDIAPART,dorénavant mon quotidien préféré",et je n'ai pas une réputation de courtisan! Je suis aussi un fidèle de Jean-Pierre VERNANT ( ami tant regretté, rencontré en 1960), fidèle à sa pensée humaniste forte, admiratif de ses combats pour une humanité plus juste sans laquelle le monde serait insupportable...merci d'avoir participé de façon significative à l'évocation de l'Homme et de l'oeuvre. (hélas l'information sur le colloque récent m'a totalement échappé; j'y veillerai pour ce qui est prévu à l'automne). A bientôt, tenons bon ensemble, Jacques Ghérardi,
Et ben moi qui suis un ancien combattant mondain tendance bla-bla de mai 68, tourné bobo en prenant de l'âge (bref, tous les défauts), ça ne me gêne pas de parrainer, ça coûte rien à personne et ça peut faire connaître un média aussi original qu'impertinent (c'est rare de nos jours), que, de surcroît, lit monsieur Daguzan. Mais à lire monsieur Daguzan, on se demande s'il apprécie ce qu'il lit ? Franchement, je ne comprends pas sa condamnation de ce qui ne me semble aucunement une "campagne financière". Monsieur Daguzan préfère-t-il que Mediapart boive la tasse et soit obligé de passer par les fourches caudines de pubs atterrantes ?
C'est comme une fenêtre ouverte sur un monde nouveau , où la dignité serait l'hotesse recevant l'intelligence et l'amitié. Ce qui fait la différence, c'est la sensation de proximité et d'échange. Et cela induit un sentiment d'intimité, de mise en commun , de partage pour......? peut être pour trouver ensemble une nouvelle perspective, rêver ensemble à l'impossible, car à quoi sert l'information si ce n'est à avancer dans la construction de la vie sociale. Alors, je pense qu'il serait mal venu de laisser s'engouffrer tous les visiteurs, sans limites , sans égard, ..... C'est comme lorsque l'on fait visiter sa maison: on y met les formes à la hauteur du respect que l'on éprouve pour sa maison. Merci Mr Plenel, l'enthousiasme est tellement vivifiant à partager! Laissons nous contaminer par ce virus là .
Il est vrai que chez TBWA nous avons été séduit par l'aventure Mediapart. Il est vrai que beaucoup d'entre nous ici sommes attachés, en tant que simples citoyens, à une presse libre, ou en tout cas à ce qu'il existe encore une presse libre, indépendante, et Mediapart nous à semblé une entreprise qui va dans ce sens, dans le bon sens. Et puis c'est vrai que rencontrer un annonceur (oui, Mediapart est pour nous un annonceur) qui est capable de nous faire confiance, de nous écouter, de nous laisser créer, c'est toujours un vrai plaisir. J'espère nous aurons un petit peu contribué à votre succès futur, un bon produit est toujours plus facile à vendre, et franchement vous avez un beau et bon produit. Longue vie à Médiapart.
"Un bon produit est toujours plus facile à vendre"... Par ces mots, vous touchez du doigt ce qui fait que je lis attentivement ce dont il s'agit et avec un soupçon de réserve. Question de vocabulaire direz-vous. Oui, effectivement, je n'aime pas ce vocabulaire qui réduit les initiatives intéressantes comme Mediapart à un "bon produit à vendre". Lire et relire Victor KLEMPERER, LTI, Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich, paru chez Albin Michel Pocket. De 1933 à 1945, l’auteur,fils de rabbin, résista au nazisme, en étudiant, dans son journal intime, les manipulations du IIIe Reich sur la langue allemande. Je le cite : « Sous le mot isolé, c’est la pensée d’une époque qu’on découvre, la pensée générale où se niche celle de l’individu, la seconde étant influencée, peut-être même guidée par la première. » Alors comment lutter contre le libéralisme économique triomphant qui laisse sur les bas-côtés de la route les êtres humains qui ne sont pas "bons à vendre" et qui détourne à son profit le vocabulaire au point que même ce simple terme, "entreprise", semble ne plus avoir qu'un sens univoque. Comment lutter ? Certainement pas en utilisant le vocabulaire capitaliste pour penser les problèmes rencontrés et tenter d'y répondre. Quelle est la plus-value obtenue par TBWA dans la rencontre avec Mediapart ?
Je trouve plutôt rassurant et encourageant que des relations commerciales peuvent être traitées aussi entre citoyens. A Médiapart, c'est une exigence à laquelle vous n'avez pas voulu échapper ... encore merci pour votre engagement. le virus est actif et prolifère
L'obtention d'un n° paritaire dit d'ISSN autorisant l'entreprise de presse quelle qu'elle soit à bénéficier de tarifs préfentiels à la poste, de dégrèvement de TVA mais aussi d'une exemption de taxe professionnelle locale pour les sociétés fait partie de l'ancien arsenal des mesures dites "d'aide à la presse". Mesures qui sont pour la presse la plus riche ce que les allocs familles nombreuses sont pour les familles de cadres sup disposant de revenus cinq à X fois supérieurs à la moyenne des ménages, mais que le respect des lois en vigueur interdit encore de moduler en fonction des besoins réels de chaque média. L'Europe verse ainsi des aides à la presse bien plus élevées encore pour les titres de la presse espagnole, parce que ce pays est encore considéré comme "jeune" sur le plan de la démocratie alors que la France et l'Europe du nord ne sont pas reconnues comme telles par la Commission de Bruxelles... Le délai imparti pour l'obtention d'un n° paritaire de publication dite de presse est assez long. Du coup, de nombreuses publications à l'éthique exigeante sur le plan de la pub ou même des modes de paiement, en vente kiosque ou par abonnement, meurent sous les factures à payer au prix fort avant de pouvoir disposer de meilleures conditions sur le plan de la fiscalité indirecte ou directe, ce dont j'ai fait l'expérience en tant que journaliste et directeur d'une publication créée voici 4 ans en Anjou et arrêtée au bout de quelques numéros juste avant d'être obligé d'en déposer le bilan... pour ne pas infliger les pots cassés à tout le monde! Oui, l'argent va à l'argent dans ce pays où le P-dg d'un des plus gros titres de la presse quotidienne régionale écrivait récemment à la une de son titre, Ouest-France, sous le titre éditorial "La presse écrite en question" : "Pour équilibrer ses comptes, une entreprise de presse recourt essentiellement à deux types de ressources : les recettes de ventes ( 55 à 70% du total), les recettes de publicité ( 30 à 45%) - en fait c'est souvent plus de 50%, mais cela ne s'avoue pas encore, il suffit de décompter les recettes des pages d'obsèques au tarif scandaleusement élevé - Lorsque les recettes de publicité diminuent, le prix de vente du quotidien augmente. Si la progression du prix est jugée trop forte, le lecteur se tourne vers d'autres moyens d'information qui sont ou qui lui paraissent moins coûteux. C'est le cas actuellement", poursuit notre homme, ajoutant que "la part de la presse quotidienne dans les recettes publicitaires a diminué de 20 à 13% entre 1987 et 2007". Autrement dit ce qui était plus que rentable voici vingt ans devient juste rentable, voire déficitaire. Curieusement, ce que ce P-dg du groupe SIPA-OF ne nous dit pas, c'est que la pratique mécanique et bien orchestrée sur le plan économique d'un mode de gestion également ambitieux et efficace vient contredire ses propos d'hier : après avoir vilipendé Hersant de son vivant, le même éditeur est devenu à son tour le plus grand papivore français, absorbant tous les journaux régionaux de l'Ouest, la quasi totalité des hebdomadaires traditionnels de sa zone de diffusion sur plus de 15 départements français, ainsi que les gratuits de petites annonces classées les plus rentables de l'hexagone, enfin la plupart des télés locales privées urbaines du même périmètre, afin d'asseoir son contrôle sur les sources publicitaires. L'un des groupes bancaires les plus puissants de sa région soutient ces choix. Et impose parfois ses idées en matière de préférence politique, avec la complicité des francs-maçons qui le dirigent. Dans le même édito, ce grand patron de presse évoque la crise de la presse en mentionnant les problèmes économiques et sociaux que tentent de résoudre tour à tour Libé, Le Monde, Le Figaro. Il cite la kyrielle de titres de la presse quotidienne régionale qui ont été rachetés par des groupes concurrents, omettant de mentionner que le groupe qu'il dirige a racheté d'un bloc trois titres, trois télés locales, leur régie commune de publicité au groupe Dassault, en s'empressant d'oublier dans les mois qui ont suivi ce rachat les conditions énoncées par le Conseil national de la concurrence et des prix en préalable à cette vente groupée dont le montant est resté secret jusqu'à nos jours, malgré les demandes réitérées de transparence des partenaires sociaux et des comités d'entreprise de ces titres. Ne regardez pas ce que je fais, croyez ce que je vous dis! Voilà l'absence d'éthique qui est en partie à l'origine de cette chute des médias de proximité : lorsque vous poursuivez une fuite en avant économique en s'engageant dans le même temps à préserver le pluralisme par une opération qui aboutit immanquablement à réduire ses concurrents anciens à néant, tout en faisant mine de leur sauver la vie alors que certains d'entre eux étaient proportionnellement plus rentables que le groupe qui les rachète avec l'accord tacite de l'Etat, vous aboutissez à l'uniformisation de tous les discours et de tous les styles de presse, que renforce encore le choix imposé aux rédactions des mêmes logiciels de rédaction, de mise en page et de pré-presse. Synergie, quand tu nous tiens... Dans toutes les régions de France, des médias alors dominants ont racheté puis tué à petit feu d'anciens titres pourtant appréciés par leurs lecteurs, qui désertent cette pratique de lecture et ne se reportent généralement pas sur le titre survivant. A Lyon, l'extinction de Lyon-Matin, bien après celle de La Dernière heure lyonnaise n'a abouti qu'à la plus sérieuse perte d'audience connue dans l'Est de notre bon pays, celle du Progrès de Lyon, perte encore jamais vue dans une grande ville, hormis peut-être pour France-Soir à Paris surface voici longtemps. Du temps de son apogée, France-Soir dépassait les 2 millions de ventes par jour, là où Ouest-France reste à présent en-dessous de 800 000 exemplaires en plus de quinze éditions locales dotées de pages en partie distinctes, chaque édition ne dépassant donc pas en réalité la taille critique d'un de nos anciens quotidiens locaux, mais étant réalisé par beaucoup moins de professionnels de l'information. A Nantes, Presse-Océan vient de perdre son édition de Vendée, ses rédactions de Chateaubriand et d'Ancenis, alors que le protocole d'avant sa vente à Ouest-France stipulait que l'acquéreur ne devait pas réduire la voilure avant le terme d'une période bien plus longue d'observation des résultats de ce titre. A Bordeaux, voici déjà plus de 25 ans, Sud-Ouest avait racheté La France, transformée en édition dotée d'une "Une" fantôme cachant les mêmes pages intérieures que son suzerain, laquelle Une avait finalement pris peu à peu la même maquette que celle de Sud-Ouest pour finir par être banalisée et perdre son ancien titre. Ces détails peuvent paraître un peu longs à lire pour des lecteurs habitués aux "formats" de textes et aux longueurs maximales d'articles à présent imposées par les rédactions de ces médias à leurs soutiers... Mais on ne fait rien sans rien et ce qui rend l'information actuelle précaire, c'est justement que tout est ramené à des impératifs de comptabilité analytique forcenée, à l'aide de postulats enseignés dans les écoles de journalisme selon lesquels le lecteur "moyen" serait incapable de se concentrer sur un article au-delà de 1000 signes, et qu'il ne faut donc surtout pas lui demander d'aller au bout de quoique ce soit, et encore moins de produire lui aussi l'effort de réception minimal que nos grands-parents lecteurs d'une foultitude de titres en concurrence dans toutes nos régions avaient encore l'envie de produire, du temps à lui consacrer, se trouvant dans la nécessité de le faire parce qu'ils ne croyaient pas encore dans la toute puissante "vérité" de l'info télévisuelle. Eux connaissaient certes les trente glorieuses, le plein emploi, mais aussi les souffrances et les incertitudes provoquées par deux guerres mondiales, la décolonisation et j'en saute. Pire encore : en milieu d'édito, le même P-dg ajoute que la montée d'internet dans les pratiques ainsi que celle "des journaux gratuits, vivant seulement de recettes publicitaires, ont fait une perçée importante, notamment en région parisienne" ... " prennent du temps aux lecteurs éventuels", oubliant de préciser qu'il a lui - même décidé d'acheter d'importantes participations dans les dits journaux gratuits, sciant tout bonnement la branche sur laquelle reposait la prospérité de ses titres régionaux! Schizophrènes, les derniers grands groupes français de presse payante et dotée de publicité crient au loup alors qu'ils ont cru un temps pouvoir s'offrir la totale : continuer à exploiter leurs fonds de commerce tout en raflant la manne supplémentaire de publicité vendue aux gratuits, oublieux des conséquences prévisibles de leur choix. Le groupe Le Monde a fait la même chose en passant des accords avec au moins deux de ces gratuits offerts dans le métro de Paris et ailleurs dans les grandes villes de l'hexagone, contre l'avis d'une large partie de ses rédacteurs et sociétaires. Ajoutez à cela que l'une des corporations essentielles à l'existence de la presse papier, celle dite du Livre, a su imposer au fil du temps des conditions de rémunération largement supérieures à celles des autres catégories de personnels des mêmes entreprises, dans le déni le plus complet de la justice élémentaire et des règles les plus saines d'équité dans le partage des fruits du travail, allant jusqu'à imposer les trente heures par semaine aux branches professionnelles concernées dès le début des années quatre-vingt là où les journalistes les effectuaient souvent en trois jours sur sept... Et vous comprendrez mieux les motifs des conflits sociaux en cours dans cette activité, mais pas dans tous les pays. Lorsque les patrons de presse ont vu naître l'informatique, l'édition assistée par ordinateur, ils ont cru dans un premier temps pouvoir réduire facilement les coûts de production, mais ont vite battu en retraite dès les premières grèves des gens du Livre, dont on ne peut d'ailleurs que comprendre les inquiétudes, d'autant que la formation continue n'était pas le fort de ces entreprises à l'époque et qu'il leur fallait aussi accepter d'importantes réductions de salaires pour changer de métier, même en tentant de rester dans la presse. C'est ainsi que nombre d'anciens monteurs en page ou typographes sont devenus journalistes secrétaires d'édition, sans pour autant avoir assimilé les règles de base de ce poste complexe et culturellement exigeant, que nombre de nos professeurs d'université méconnaissent ou sous-estiment parce que ne percevant pas leur existence dans la chaîne de production des textes d'information. A leur décharge, il faut dire aussi que les fautes ou "coquilles" sont bien plus nombreuses dans nos titres de presse qu'à l'époque où ces journaux payaient aussi des correcteurs de presse de haut niveau. Pour avoir vécu à la direction de la rédaction du Monde une large partie de ces épisodes, Edwy, ainsi que la plupart des journalistes fondateurs de Médiapart avez ensemble pris la mesure de ces réalités complexes et pourtant déterminantes pour la préservation des supports d'information et de débats qui seuls, peuvent donner le "la" à nos démocraties. Si vous avez réussi à me lire jusqu'à ce stade de mon raisonnement, vous êtes à coup sûr perdus pour la télé, ou pour les rubriques voie expresse ou "trottoirs" écrits des journaux papier qui vous agaçent sans doute autant que moi par leur légèreté et leur côté j'en donne pour tous les goûts, comme si "l'écrimat" - néologisme calqué sur l'audimat - imposait que la variété des opinions banales ou originales sur un sujet prime sur son exposition correcte et détaillée. Merci pour votre persévérance. N'hésitez pas non plus à me faire remarquer que la même chose peut-être dite en dix lignes, même si autrement... Et oui, longue vie à ce nouveau lien social que les fondateurs de Médiapart nous proposent de développer clés en main, pour peu d'argent en réalité à côté de la valeur intrinsèque de ses contenus. "Ils ont mis de la vitesse dans une chose qui ne la supportait pas", écrivait le poète René Char en ... 1968. Dont acte, merci aux commentateurs qui m'ont inspiré cet exposé et bonne lecture participative!
bonjour christophe journet, un régal de vous lire même longuement, même si sur du papier ça le ferait aussi ! mais qui voudrait le publier en papier ? trois petites précisions qui mériteraient d'être vérifiées : - Ouest-France est géré par … une association loi 1901 (où vont les bénéfices ?) - OF publie au moins … 40 éditions de la normandie aux franges du poitou - OF aurait pris 50% de participation dans 20 minutes Monsieur Hutin n'est pas à une contradiction près. Le plus grand donneur de leçon jongle avec les stéréotypes, la compassion, le béni oui-oui en édito bien gras, bien en vue et en contrepoint avec de grandes manœuvres capitalistiques obscures et opaques dont on ne peut lire que des miettes dans une presse économique totalement muselée par le capital. Je ne désespère pas que les journalistes de Médiapart sur le sujet de la presse française lèvent ces lièvres là. (à suivre… absolument). fañch langoët
Cher Christophe Journet, Non, non, ce n'était pas trop long. Et très juste sur le fond. Vous devriez alimenter encore plus le Club de vos réflexions, de votre expérience et de votre lucidité. Car ce que vous dites, c'est exactement ce qu'il nous faut faire partager au plus grand nombre: que l'enjeu n'est pas seulement une aventure de presse, mais aussi de sauver quelques principes ou valeurs pour notre métier et notre profession. De prouver que le déclin, la résignation, l'accommodement, ce n'est pas fatal. Merci encore et bonne nuit, Edwy Plenel
Cher Edwy, un ami chanteur wallon, Julos Beaucarne, que je considère comme l'un des plus grands poètes de la francophonie actuelle a fait le tour du monde depuis le début des années "septante" en chantant que "tout est toujours à recommencer", qu'il fallait "reboiser l'âme humaine", pimentant ses tours de chant un peu à la façon d'un Philippe Val de références à l'actu alitée et en touchant toujours du bout des lèvres ce degré zéro du réel et de l'amour d'autrui à partir duquel il est possible de faire ressentir aux autres que les guerres, les faits divers, les faits tout courts ne sont jamais assez reliés à leurs conséquences dans la vie des centaines de millions d'êtres humains qui en souffrent ou qui en tirent du bien-être, voire même un tout petit peu de bonheur fugace... L'actualité est en elle-même pire qu'un tsunami, qu'un cyclone ou qu'un tremblement de terre lorsque ses hérauts ne perçoivent pas ça, ni le hasard qui a fait se soulever "la plaque indo-tibétaine" sur la plaque chinoise juste au moment où Hu Jin-Tao venait de rappeler les tibétains à l'ordre tout en assurant très sincèrement aux émissaires français son "amitié indéfectible, parce que la France avait été la première à reconnaître la Chine populaire du temps de Charles De Gaulle", malgré les manifestations parisiennes anti J.O. à Pékin. Là, j'ai pensé à Milan Kundera, l'écrivain d'origine tchèque écrivant dans "Le livre du rire et de l'oubli" qu'il avait toujours été troublé par la coïncidence entre l'arrivée des chars russes à Prague et celle d'une vraie invasion de merles dans le ciel praguois en mai 1968, voici quarante printemps. J'ai aussi repensé à ce que me disait l'écrivain anglais auteur "d'Orange mécanique", Anthony Burgess, voici déjà vingt -cinq ans lors d'un entretien à Angers : "l'écrivain aussi doit se coltiner la violence, le sang, l'amour, le réel, s'il veut laisser autre chose que du superflu lors de son passage dans le monde". Hervé Bazin restait quant à lui en émerveillement devant les possibilités des arts, des sciences et des techniques qu'il opposait à l'absurdité des "gens de bien" lors de ma dernière rencontre-interview avec lui, en 1996, quelques jours avant sa mort. Lorsque j'ai proposé à des universitaires de me guider dans une thèse qui aurait été intitulée "Bazin & Burgess, vipère orange", pour faire apparaître à d'autres le lien qui m'est apparu entre la talentueuse démonstration de la violence éducative dans la haute bourgeoisie catholique du début XXe siècle chez l'un, et celle de la montée de l'ultra-violence dans les jeunes minorités de milieux populaires européens, russes ou anglais, avec leurs codes, leurs languages ludiques et moqueurs, leurs appétits de musique extrême et leurs pulsions criminelles chez l'autre, aucun de ces chercheurs pourtant expérimentés ne s'est senti autorisé à accepter ce projet, arguant qu'il ne rentrait pas dans leurs cordes, ou qu'il me fallait choisir d'étudier ou Bazin, ou Burgess, mais plutôt pour observer d'autres aspects plus "littéraires", plus ciblés ou plus techniques de leurs oeuvres! Par exemple : "Genèse du texte chez Bazin", pour l'une, ou "Burgess et la presse", pour l'autre. Mais pas "Vipère au poing et Orange mécanique ne sont-ils pas nés dans la même réalité de causes analogues dans des milieux sociaux et culturels différents"? A-t-on envie de se poser ces questions aujourd'hui, ou préfère-t-on regarder dans l'émission Zone interdite, assez bonne au demeurant, de solides reportages sur les "clubs de supporters de l'OM et du PSG en guerre", ou encore sur "les enfants soldats ne sont plus ce qu'ils étaient"... Grand littérateur de "l'Africophonie", terme dont la paternité revient à mon ami Jean-Eugène Ayouba Ossengué, journaliste congolais qui a été le premier directeur de l'école de journalisme de Brazzaville, l'ivoirien Ahmadou Kourouma disait : "Quand on refuse, on dit non". C'était le titre de son dernier roman, inachevé et publié à titre posthume. Je suis né en Afrique d'un père lyonnais, lui est mort en France, à Lyon, bien trop jeune, d'une vie trop lourde à porter sans doute, mais laissant une oeuvre si riche en révélations sur l'histoire récente des pays de l'ouest africain que j'en suis venu à penser que là aussi, le roman s'était emparé de l'espace normalement investi par le journalisme d'investigation! Tzvetan Todorov a ô combien raison d'écrire que la littérature est en péril - son livre de 2007 - parce que les auteurs les plus admis et les critiques littéraires fuient ce qui touche précisément le coeur et la raison, l'expérience et sa compréhension, pour se complaire dans ce qu'il était lui-même obligé pour raisons politiques de privilégier lors de ses études dans la Bulgarie d'avant la chute du rideau de fer, à savoir l'étude du style, des structures porteuses de sens, et pas de ce que signifiaient les romans de par eux-mêmes, thèmes qui étaient proscrits par ce régime. Ils risquaient leur vie à dire les choses en clair, nous sommes seulement censurés ou "mis au placard" lorsque nous le faisons dans les médias dominants ou institutionnels, mais les enjeux sont là aussi tangibles et susceptibles de faire peur aux mères ou aux pères de famille, il faut bien "manger", voilà, nombre de nos consoeurs et confrères savent très bien stopper là quand il le faut pour éviter les excès de vagues dans le Lauderneau politique ou économique, ou syndical, selon, tout ces petits mondes étaient assez ressemblants de par leurs rituels et leurs conventions internes! Exemple : la lente mais sûre évolution de SUD - solidaires, unitaires, démocratiques - depuis sa naissance chez SUD-PTT avec les Annick Coupé, Christophe Aguiton et leurs amis d'antan, vers la nouvelle grande fédération soitaire, unitaire et sans doute moins démocratique à ce stade - là dont je leur avais prédit qu'elle leur serait imposée par les médias d'une part, par leurs adhérents d'autre part, quand bien même eux n'en voudraient pas, idéalement, mais naïvement. Ou peut-être pas si naïvement que ça! Comme je vous parle encore d'un temps que les moins de 20 ans, etc... revenons au présent et aux périls dans lesquels se débat l'information : nous n'avons jamais eu autant de moyens pour faire vite, plutôt bien et avec le plus de liberté sans pour autant être capable de bénéficier de la même confiance de la part des publics concernés, mais se sentent-ils concernés par ce que leurs disent nos confrères? Et bien je crois, Edwy, comme Tzvetan Todorov pour la littérature récente, que nous sommes confrontés à quelque chose d'analogue en ce qui concerne notre culture de presse de ce début du XXIe siècle : la maquette des journaux a pris le pouvoir sur l'espace dont nous avions besoin pour traiter correctement tel ou tel événement, et l'architecture des sites internets est certes importante, mais pas autant que la qualité intellectuelle et humaine des reportages, des photos et des vidéos que nos rédactions doivent être en capacité de produire, tout en restant libres des autres formes d'intérêts que je ne renie pas, loin de là, mon parcours m'ayant au moins apporté ceci que je ne jugerai pas plus le "grand capitaliste" que "le petit salarié", le big boss que l'agent de surface... L'argent et la puissance des nations sont incontournables, mais sont des choses vis-à-vis desquelles j'essaye de conserver tout à la fois assez de distance et de reconnaissance pour ne pas tout mélanger lorsque je lis ou lorsque j'écris, tantôt consomm-acteur et tantôt réd-acteur, selon le moment de la journée. Pour la première fois ce matin, j'ai été stoppé en faisant un plein de diesel, par la limite automatique du prix maximum à la livraison autorisé par la pompe ( 99€), à moins de 70 litres achetés. J'en ai parlé à plusieurs personnes en soulignant qu'il ne fallait pas oublier que le dollar continuait aussi à baisser face à l'Euro, mais qu'indéniablement nous risquions de voir bientôt apparaître les signes d'une nouvelle crise, celle d'une économie imposant le télé-travail à des salariés qui n'en ont ni les moyens ni la possibilité sur le plan technique ou pratique, et ne gagnent pas assez d'argent pour continuer à rouler vers leurs emplois à ce prix-là! Médiapart a je crois été parmi les premiers médias à poser la question dans des termes analogues. Alors pas de blague, il est temps d'imposer à nos énarques d'autres façons de penser et d'agir que celles qui nous valent ce marasme. Par conséquence, nécessairement d'autres façons de s'informer, eux aussi. Sarkoland, comme le Royal-land que nous aurions pu connaître ou Bayrouland, blog qui peut, sont égaux face à ce type de vraies questions pratico-pratiques, mais dont l'issue dépend d'autre chose que d'une "fortitude" ou que d'une "blog-attitude". J'aime d'ailleurs bien le clin d'oeil sémantique qui existe entre les blagueurs et les blogueurs - faut-il l'écrire ainsi ou "blogeurs" ou encore "bloggeurs", "bloggers" comme joggers, par exemple - ce qui dit bien que l'essentiel n'est pas de se prendre au sérieux mais de le rester lorsqu'il est question de faire son métier de la transmission. J'aime enfin dans la vie certains retournements qui seraient tout simplement sympas si la tragédie n'était pas aussi autre chose qu'un genre de théâtre : j'ai assisté hier près d'Angers à une belle pièce jouée par des scolaires mettant en scène des "brèves de guerre", à partir de faits collectés au sein de la population locale riveraine de la Loire et remontant à l'occupation, jusqu'à la Libération de 1944, interprétée par des jeunes de 15 à 18 ans. Certains de ces jeunes portant habits et uniformes de l'époque avaient exactement l'âge de ceux qui avaient vécu ces violences et ces gestes héroïques de Résistance. Ils étaient d'une rare conviction. Le moins bon n'était pas celui qui jouait le rôle d'un jeune soldat allemand, moralement anéanti parce qu'il avait cédé à la peur de l'autre et tué un de ces résistants, alors qu'il s'était promis ainsi qu'à sa fiancée de ne jamais aller jusqu'à tirer de coup de feu sur un autre homme. Ayant rencontré l'avant-veille un ancien officier français qui avait connu trois guerres et quatre putchs ou contre-révolutions sanglantes dans sa vie d'homme et de militaire, passé quant à lui bien au-delà sans doute de ce seuil premier du mépris de soi consécutif à l'acte de tuer, j'ai été frappé par ce qu'il me disait : "une partie de nous demeure intacte dans la mémoire, un peu comme le numérique aujourd'hui qui ne déforme rien, l'autre varie au fil du temps et de la vie de façon analogique, mais en accomodant les choses pour parvenir à les accepter et à se faire une raison, malgré tout, sans sombrer dans une sorte de folie". Je crois de plus en plus que ma responsabilité d'homme et de jounaliste est là, dans le fait de pouvoir - ou non - contribuer à ce que la mémoire des faits qu'entretiennent mes contemporains puisse pencher à présent davantage vers le numérique, stable, que vers l'analogique, qu'on arrange "à sa sauce" parfois au détriment de la vérité factuelle et personnelle. Le plus dur à avaler, c'est lorsque quelqu'un d'apprécié vous dit, droit dans les yeux, ou même par courriel ou de façon non directe : "ce que vous avez écrit n'est pas vrai, je n'ai jamais dit ça"... Uniquement parce que cela gêne un pouvoir, un patron, une personne dont cet autre que soi a besoin dans son quotidien pour exister économiquement. Tout le drame de la presse actuelle est là, aussi. Bonne semaine, en toute amitié, ainsi qu'aux lecteurs de Med. Et encore merci pour tout ça!
J'ai lu votre intervention avec grand intérêt, jusqu'au bout, quelque peu privé de presse qualifiée (depuis la résiliation motivée de mon abonnement au"Monde") pour saluer votre talent, et vous dire que je partage ces convictions fortes, sans lesquelles il n'est pas possible de donner sens aux engagements qui soutiennent une vie, la vie... Merci, et profonde sympathie. Jacques Ghérardi
bonjour, désolé de le dire ici (un peu hors débat) mais il n'y a pas encore d'endroit spécifique pour le faire : - bravo pour la nouvelle mise en page des pdf qu'on veut archiver : deux colonnes/journal, ours (mentions légales), logo et dir de publi. C'est class' et quand on fait circuler les pdf Mediapart l'image de marque est là. Ça participe forcément de la promotion du titre. Et puis c'est vraiment sympa de sentir la mayonnaise prendre et d'être dans cette… mayonnaise. (à suivre). Cordialement. fañch langoët.
Ce n'est jamais trop long à lire quand c'est intéressant, clair, documenté, bien écrit. C'est le cas, selon moi, de l'exposé de Christophe Journet. Entre autres problème, il évoque les baisses de salaire des typographes entraînées par la baisse des compétences techniques requises pour composer un journal après le passage à l'informatique. Ce n'est pas la première avancée technique qui tue une profession, entraînant grèves ou révoltes. Rappelons nous celle des canuts... Vaste débat, technique, social, philosophique, ce côté obscur des avancées techniques qui laissent toute une profession au bord de la route, obligeant à des conversions hâtives et appauvrissantes, faute, comme le souligne Christophe Journet d'avoir assuré à temps aux professionnels devant se reconvertir les formations indispensables. Le bon vieux truisme est toujours pertinent : pas de progrès technique sans progrès humain. C'était en direct du Café du Commerce... Bravo et merci à Christophe Journet. Vous faites quoi, dans la vie, Christophe ?
Bonsoir ou bonjour Joël, merci pour cette lecture qui éclaire l'un des aspects de la mutation en cours dans la presse et ses métiers, et à Fanch qui souligne plus directement encore les contradictions partagées par le P-dg de OF et nombre de ses pairs, dont ceux du Monde, notamment. Ce que je fais dans la vie ? Je travaille comme journaliste médialogue, encore en recherche d'un job plus structuré et plus "entier", mais déjà en marche à travers plusieurs thèmes de reportages ( économiques, politiques, culturels, etc.) ou de recherche active ( étude des médias et de l'avènement des webactualités, le multimédia en lutte contre le tumulte immédiat, ai-je écrit ailleurs)... Je tente de réinventer mon métier en pigeant pour plusieurs médias, en montant des programmes de médialogie à destination des scolaires, des étudiants, des adultes en formation continue, des enseignants, programmes construits autour du "positionnement médias" et de l'écriture, laquelle suppose une meilleure connaissance de ses propres facultés d'expression, de parole, d'écoute des autres. Je lis donc beaucoup la presse, papier ou web, les mains sur le clavier ou tenant un appareil photo, pour alimenter les dites piges ou les blogs sur lesquels je tente de faire passer ce que je ne parviens pas à vendre ailleurs. Vous pouvez les lire si vous en avez le temps et l'envie aux adresses suivantes : http://medialog49.blogspot.com/ http://music-lovers.over-blog.com/ http://jo-gatsby-s-way.over-blog.com/ http://www.mediapart.fr/club/blog/christophe-journet Une chose me semble à présent au moins correcte de façon intuitive : la révolution que représente le journalisme dit participatif est de nature à modifier d'une façon enrichissante la façon dont les rédactions peuvent à présent s'engager dans des enquêtes, dans la couverture de sujets, en fonction d'autres critères que ceux inhérents aux seuls pontes des dites rédactions, tous plus ou moins influencés par leurs réseaux, leurs affinités, leurs engagements tacites ou délibérés pour ou contre tel lobby, tel parti, tel groupe social, car l'immédiateté des avis exprimés et leur réelle pertinence n'a que peu de chose à voir avec les anciens courriers des lecteurs, désertés par les plus réfléchis des lecteurs, car ils ont décodé depuis longtemps les différents degrés de la connivence ambiante. Je ne serai pas plus long ce soir. Mais je reçois avec une trés grande satisfaction cette initiative lancée par Médiapart et Edwy Plenel, avec votre soutien à toutes et à tous!
Créer du lien social ou raconter la vie qui va... c'est toujours écrire, dire et partager ; une belle aventure en somme... Longue vie à Mediapart.
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  • 24/05/2008 12:05
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bravo à Médiapart, bravo à son existence. J'espère que Médiapart conservera sa liberté d'expression et de commentaires pour longtemps, c'était son but, et cela doit le rester. C'est le seul moyen d'être indépendants et d'élever le lecteur. Je souhaite que toutes les questions de société puissent être abordées sans tabou et sans pensée unique, c'est cette exigence qui m'a fait adhérer à Médiapart, et à laquelle j'espère permettre à d'autres de nous rejoindre. merci
je ne savais pas pour le taux de TVA réduit refusé aux journaux en ligne, ce qui semble en effet une abberation à une époque ou le progressisme encourage de façon assez évidente et naturelle à soutenir le développement de ce nouvel univers vaste et si plein de promesse qu'est le Web. Loin de moi l'idée de m'opposer au pluralisme de la presse, mais je me permettrais cependant une remarque, qui m'est venue car je discutais justement de ce sujet avec un ami tout récemment: les subventions publiques. je suis en effet parfois effaré par le montant de ces aides, à la fois à un seul journal en particulier, et à la fois dans ce qu'il encourage la mutliplication des titres. Or ce processus, s'il peut a priori sembler digne de notre principe constitutionnel de pluralisme , n'en représente pas moins un risque potentiel grave pour ce même pluralisme. je pense en effet lorsque je vois que certains titres, assez mauvais par ailleurs, ne survivent aujourd'hui presque plus qu'uniquement grace aux perfusions étatiques, qu'il y'a la un danger de voir le principe du mérite tomber au disgrace: ainsi, "subventionnons ce titre à même hauteur que d'autres, même s'il ne concours pas à relever le niveau de la presse, car l'important est de préserver l'illusion de notre si beau principe démocratique". De même la trop grande diffusion de ces subventions amènent aussi je pense finalement une trop grande dillution de cette action publique: mon père ayant travaillé lgtps comme marchand de journaux: je me rappelle que j'étais effaré de voir le nombre de titres profondément futiles qui se créaient chaque semaine, pour disparaitre qques temps plus tard. Le risque est ici je pense que cette profusion ne soit possible et ne puisse se faire qu'au détriment de la qualité, pour que le lecteur finnisse par ne voir dans la presse que un monde de futilité, et de médiocrité. Pour preuve il est interessant de confronter la très interessante remarque de M. Plenel ds son article ("aucun quotidien payant atteignant ou dépassant le million d'exemplaires diffusés, alors que le Royaume-Uni, de population équivalente, en compte cinq."), avec le fait que la France compte qques 4000 publications différentes sur son sol, contre à peine 1900 aux EU (je crois). Ainsi les français lisent moins que les autres, alors que c'est paradoxalement dans leurs pays qu'existent le plus de titres différents; demandons nous pourquoi.... Une meilleure gestion de l'aide publique s'impose, afin de redonner tout son sens au principe de pluralisme, et éviter qu'il ne soit dilluer dans des illusions de ce pluralime. EN tous les cas comptez sur moi pour les parrainages, ce qui est une très bonne idée, qui va grandement m'aider dans l'entreprise de seduction que j'aie entreprise auprès de mes amis depuis qques temps... :-)
(J'espère ne pas paraphraser et ne pas enfoncer de porte ouverte...) Si l'AFP est indépendant des politiques, son plus gros actionnaire reste l'État. On ne peut donc pas véritablement parler d'indépendance. Il semble pourtant important que les médias soient indépendants en France, tant il est vrai que leur pouvoir sur l'opinion est grand.
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  • 24/05/2008 14:16
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Très bonne idée... et pour ceux qui sont sceptiques (cf Boizumeau : je cite "L'audace et finalement l'honnêteté aurait été d'offrir une période d'essai et de total libre accès pendant ces deux semaines, au lieu de pousser les curieux à s'inscrire incidemment, tombant alors sans le vouloir, dans l'engrenage de la tacite reconduction (à moins de prendre sa plume et de poster sa lettre de résiliation")... je peux faire part de mon expérience : Je me suis abonné mensuellement depuis le début (3 mois) SANS tacite reconduction car je paie en ligne avec ma carte e-Visa 9 € chaque mois au terme de mon abonnement. Je reste libre d'arrêter quand je le souhaite et je ne me sens aucunement "engagé"....mais jusqu'à présent j'ai, chaque fois, reconduit mon abonnement PAR UN ACTE VOLONTAIRE montrant ainsi ma satisfaction pour ce journal d'investigation, pluraliste et indépendant. Je vais de ce pas parrainer quelques uns de mes amis qui deviendront, je l'espère, des fidèles lecteurs non par obligation mais parce qu'ils seront séduits par ce qu'ils y trouveront!
Bravo pour ce media original et de qualité. Cette année, je ne vais pas renouveler mon abonnement au Monde. Certes, on y trrouve des articles intéressants mais l'orientation souvent libérale a fini par me lasser. Je trouve dans mediapart des analyses de qualité, des références fréquentes aux travaux des sociologues, souvent délaissés par les médias, des articles engagés mais toujours ouverts au débat. Continuez ainsi.
par ailleurs qq'un sait il comment on fait pour parrainer?. dans la section du même nom dans "mon compte", on ne me le propose pas (la page affiche seulement "pas de parrainage en cours")
=> Identifiant (Menu vertical) => TABLEAU DE BORD => Mon compte (Menu horizontal) | |MES MESSAGES | MES CONTACTS | ... | => | MON COMPTE | => Parrainage Pour moi, cela fonctionne
Je viens d'adresser mes deux premiers mails de parrainage, plus que 3...
Merci à Mediapart pour toutes ses intiatives, et surtout à la première - et non des moindres - celle d'avoir créé un media participatif, intelligent, documenté, d'un haut niveau de réflexion et d'intérêt.
Je souscris donc plus que jamais à Mediapart pour ces raisons, contre la presse jetable devant les bouches de métro et contre la presse partisane, ou pire, consensuelle. DB
La naissance de Mediapart est un signe très encourageant pour la liberté de la presse et je lui souhaite un plein succès. Une question si vous le permettez ainsi qu'un commentaire. La question: vous semblez attribuer les difficultés de la presse écrite française aux actionnaires. J'ai le sentiment que la France est l'un des pays qui protège le mieux l'indépendance des rédactions par rapport aux actionnaires; il n'est que de voir la structure complexe de gestion du Monde. Cette protection , pourrait d'ailleurs avoir dans l'avenir, un effet négatif en aboutissant au désintérêt des actionnaires. Comment expliquez vous la part de responsabilité des journalistes dans ce déclin, je ne peux imaginer , en effet, qu'ils soient totalement exonérés? Un commentaire: pour parodier le titre de l'interview de Besancenot, Mediapart ne doit pas devenir une réserve d'indiens gauchistos bobos, trotskos, attacoîdes; celà nuirait à son expansion ainsi qu'à son attractivité. Avec ma sympathie
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  • 25/05/2008 16:45
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Je cherche désespérément les visuels de la campagne... Où pourrais-je les trouver ? Merci d'avance
Cher Pablus, Vous pouvez trouver le premier visuel en achetant… le JDD (Journal du dimanche) en kiosque : c'est la dernière page. Vous pouvez en trouver l'écho si vous consultez Mediapart en n'étant pas identifié, comme un non-abonné. Une brève animation reprend l'annonce parue dans le JDD. Dans les deux cas, vous croiserez le pavé lancé par Mediapart. Nous avons un léger retard (technique) pour les mettre à votre disposition dans des formats compatibles et confortables, comme nous l'avions annoncé, sur l'édition "Découvrir Mediapart". Nous avons voulu vous l'envoyer par mail, mais le visuel décroche (toujours la technique). Tout cela sera réparé au plus tard demain lundi. Avec nos excuses, Edwy Plenel
Merci, M. Plenel. C'est vu et c'est habile. Bravo à l'équipe de TBWA pour un concept simple, fort et une belle réalisation. Merci et bravo à Mediapart d'avoir le réalisme d'assumer qu'ils font appel à des agences de com, qu'ils vendent un produit, que ce produit a besoin d'un positionnement, d'une marque et d'une "cible" (et oui, ça fâche). Trop d'excellentes initiatives sont mortes faute de faire appel à des stratégies et des techniques de communication adaptées aux contraintes de notre environnement médiatique. Et le besoin d'une communication professionnelle et d'une vraie réflexion stratégique est accru pour une entrée dans le monde saturé des médias, pour une aventure dont personne ne peut prédire la pérennité du modèle économique, à une époque de révolutions continues. A ce sujet, j'aimerai répondre à Joha1008 que je ne suis pas d'accord avec lui. Une bonne communication peut consister à utiliser l'arme de l'adversaire... Que saurions-nous de Greenpeace s'ils n'avaient des stratégies de théâtralisation, de relations presse, de street marketing et de parrainages ? Comment sensibiliser le grand public à des problématiques de liberté de la presse ou d'environnement sans user d'artifices de communication, de simplifications et de réflexion stratégique ? Comment le projet Mediapart survivra sans des "stratégies de fidélisation" (le club), de bouche à oreille (parrainage), de buzz marketing (lancement du pré-site) ? Sans une réflexion "marketing" sur son "marché", celui de l'information, sur les "profils" de ses "cibles", leurs "besoins" ... ?
Cher Pablus, Petite précision, Joha1008 se conjugue au féminin. Cela apparaît souvent par le simple accord des participes passés mais il n'y en avait pas dans les commentaires que j'ai laissé sur ce site, donc, je précise. Embêtant ces pseudos mais j'y suis tenue par une obligation légale dans mon métier. Je suis bien sûr consciente qu'il faut aussi gérer économiquement une entreprise et je félicite mediapart d'avoir les pieds sur terre, condition pour que ce journal continue à exister. Utiliser les armes de l'adversaire, dites-vous. Ma foi, l'art de se faire connaître existait, me semble-t-il, avant le règne de la publicité qui a envahi tous les champs de notre existence. Vous-même témoignez dans votre billet de l'envahissement par le vocabulaire économique - enfin, peut-être que vous en jouez par humour, j'espère ! Utiliser les armes de l'adversaire, quand c'est de vocabulaire dont il s'agit, ne laisse pas indemne quand la mise en concept en dépend car nous ne sommes pas maîtres de nos pensées et du contexte de discours où celles-ci surgissent. Ce vocabulaire, c'est aussi l'image de mediapart, l'idée que vont s'en faire ceux qui le liront. C'est parce que le journal Le Monde a de plus en plus régulièrement témoigné de l'empreinte que laissait sur certains journalistes le vocabulaire - et la pensée unique - véhiculés par le courant mainstream qui domine notre monde que beaucoup s'en sont détournés pour aller chercher ailleurs sur le net où existent d'ailleurs d'excellents sites. Alors, figurez-vous que la perte de la joie de lire Le Monde ne m'a pas été agréable du tout. Mediapart constitue un outil Nouveau sur le net : c'est une entreprise collective incluant journalistes et lecteurs, tous n'y occupant pas la même place, c'est à dire que si quelqu'un préfère éditer un blog, il peut le faire, et de même ceux qui veulent soutenir collectivement une "édition" peuvent le faire. Cela va bien au-delà du "produit à vendre" qu'il soit de bonne ou de mauvaise qualité et l'on sait que les publicistes préfèrent vendre un bon produit. Cordialement...
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  • 25/05/2008 20:31
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Chère Joha1008, avant tout, milles excuses pour la confusion des genres :) Je comprends bien vos arguments et en suis désormais convaincu : ces mots inhumains ne doivent devenir la norme de personne d'autre que ceux dont ils sont le métier et vous avez raison de le soulever. 35 heures ci-dessus, par son vocabulaire désenchanté, nous a amené à cette discussion. J'élargis avec une question, légèrement hors sujet : S'il est vrai qu'il ne faut pas tout rationaliser, le cynisme n'ouvre-t-il pas parfois les yeux sur une situation déséquilibrée ? Ça a été le cas, je crois, pour certains projets "collaboratifs" issus du logiciel libre, quand des communautés bénévoles ont été instrumentalisées par des entreprises qui profitaient grassement de leurs contributions. Une simple vision économique leur aurait peut-être fait prendre conscience de cet état de fait. Cela dit, et c'est pourquoi je parle de hors sujet, ce n'est et ne sera pas le cas pour Mediapart, je suis à mille lieues de le penser. La réflexion précédente relève d'avantage de l'onanisme intellectuel :p
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  • 25/05/2008 21:09
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Cela dit, je vais pousser la provocation jusqu'à proposer dans l'édition "Méta-Mediapart" la création d'un espace "cynique", où les abonnés pourraient donner leurs idées pour faire connaître Mediapart, échanger sur leurs réalisations, réfléchir "marketing & communication" pour trouver de bons relais vers le "coeur de cible de Mediapart"... Cette expérience a été tentée par le forum du site "Pour un pacte écologique" où la communauté était très motivée. Ils ont créé des cellules locales, organisé des actions de sensibilisation...sans aucun soutien des gens de la FNH. (http://www.pacte-ecologique.org/forum/viewforum.php?id=38) Il est peu probable que la mobilisation aille si loin ici, mais avec l'aide si "web 2" des journalistes de Mediapart, de beaux projets peuvent faire leur chemin !
Arrogant en effet vous l'êtes, Monsieur Plenel, en prétendant incarner la presse et sa "liberté". Peut-être parce que vous avez repris le sabir de Ségolène Royal (les machins "participatifs"), je trouve que votre arrogance est aussi ridicule que la sienne. Souvent l'arrogance cache une grande anxiété ou la faillite, ou tout simplement l'incompétence (là je pense à Royal et pas à vous, bien sûr). Je ne me suis pas abonné au site de Daniel Schneidermann justement parce que ce monsieur et certains de ses associés me semblent largement "péter plus haut que leurs culs". Et que le plus souvent ils me font mourir d'ennui plus qu'autre chose. Je ne regrette pas mon abonnement à Mediapart, car j'y ai lu des choses très intéressantes, que ce soit de Laurent Mauduit ou de bloggueurs, des choses qu'on ne trouve pas ailleurs (par exemple sur le Zimbabwe). Comme c'est mon intérêt d'abonné je vous souhaite bonne chance pour cette campagne de promotion. Je resterai de mon côté prudent dans mes éventuels conseils d'abonnement ou non à "Médiapart" à mes connaissances. Bakchich.info aussi est en difficulté, j'espère que leur tonalité plus modeste que la vôtre quand ils en parlent ne leur portera pas tort.
Cher "beber999", Rassurez-vous : les mystères de l'incarnation m'échappent, tout comme l'énigme de la transcendance! Ne jugez pas les personnes, jugez les idées. Ceux qui prennent leur risque, dans quelque domaine que ce soit, mais notamment dès qu'il s'agit d'idées, de créations ou d'inventions, ont toujours paru arrogants à d'autres. Surtout si, en plus, ils revendiquaient leur audace et la défendaient pied à pied. La question n'est pas de savoir si tel ou tel incarne quelque chose (ange ou démon, les avis sont toujours partagés), mais de savoir si ce quelque chose nous importe, à vous, à moi et à d'autres. En l'espèce, c'est de la presse et de sa liberté qu'il s'agit en effet: de son pluralisme, de sa diversité, de son indépendance, etc. Et, sur la question de la TVA évoquée dans mon article, ce n'est pas Mediapart seul qui est l'enjeu, mais tout les sites d'information payants ou en partie payants (dont Bakchich) qui sont concernés. Bref, votre attitude est irrationnelle: si, au-delà de ma détestable personne, Mediapart, comme vous l'écrivez, vous est utile, pourquoi ne pas le recommander à vos amis et proches? Bien à vous et bonne nuit mediapartienne !
A l'adresse d'Edwy Plenel:
Une petite observation: je vois que sur les mails que vous envoyez pour les parrainages (que j'ai remplis), il est écrit, en-dessous de Mediapart, "Le journal de ses lecteurs". Ne pourrions-nous pas reproduire la même chose sur la Une du site, je ne vois pas meilleur sous-titre...
Bien à vous, Gwénael
Le problème de la presse en France est que le journaliste ne se pose pas comme un expert de la construction et de la transmission de l'information, mais comme un expert tout court; Il ne joue plus son rôle de médiateur, tant et si bien que les spécialistes (chercheurs ou experts) sont de plus en plus exclus du débat public, et de plus en plus éloignés du public. Si vous partagez ce point de vue, je vous conseille le site www.contre-feux.com, site d'analyse et de débat d'idée que je viens de découvrir il y a quelques semaines; Sur ce site, à dominante internationale mais traitant également de politique, d'économie et de culture, des chercheurs ou spécialistes sur place nous livrent leurs analyses sur les faits de l'actualité du mois ou de la semaine. Vous pouvez également proposer vos papiers à la rédaction. Un coup de coeur qui donne un bon coup de fraîcheur au monde franco centré des médias traditionnels...
Salut Edwy Plenel,
salut confrères-soeurs de Mediapart,
salut aux confrères-soeurs, heureusement un peu plus nombreux qu'on ne le pense parfois (même si la veulerie gagne toujours du terrain), qui ont actuellement le courage de quitter leur entreprise de presse car ils ne se résignent pas à la démission généralisée...
Juste pour dire, vainement, que cette phrase :
Quelle drôle d'époque, basse et mesquine, que celle où l'ambition, professionnelle et démocratique en l'espèce, est immédiatement moquée et dévaluée.
Est une de celle qui m'a touchée au coeur.
Tant je la vis moi-même.
Et m'apprête en conséquence à embrasser d'autres voies...
Cher M. Plenel, Bien que je ne sois absolument pas un professionnel de la presse, je partage votre avis sur sa situation de dépendance (à quelques exceptions près tout de même). Aussi je trouve votre initiative très intéressante et très courageuse. Merci ! Si vous me le permettez, j'ai quelques critiques cependant. Les articles énonçant clairement un parti pris me procurent un réel plaisir de lecture (je partage le plus souvent les opinions exprimées alors), mais il me semble que ceux-ci nous éloignent du journalisme d'investigation que vous défendez il me semble, et que je recherche en tant qu'abonné à Mediapart. L'article sur l'introduction des nouvelles technologies dans la police nationale est pour moi exemplaire, car cet article n'est pas censé faire plaisir ni au tenants d'une police forte, ni à contrario donner des arguments contre les anti-policiers, mais donne à voir et à comprendre une réalité nouvelle. Je crois que ce sont de tels articles, et il y en a d'autres, qui donnent tout son sens et toute sa force à Mediapart. Je conçois que des partis pris - journalisme d'opinion donc – aient aussi leur place, mais je crois qu'il n'apportent rien d'indispensable dans la mesure ou la quasi totalité des autres médias regorgent d'articles de ce genre. Je me permets donc, vous l’aurez constaté, de soutenir votre journal peut-être de manière un peu « puriste « ! D’autre part, je trouve votre idée de parrainage très bonne. Enfin, juste un détail technique mais qui peut avoir son importance : la fonction qui permet d’agrandir la taille des caractères est très bien vue pour le confort de lecture. Sauf que … cette fonctionnalité tronque le bas du texte. Sauf erreur de ma part, il n’est donc pas possible de lire l’article en entier en caractères agrandis. Longue vie à Mediapart ! Cordialement.
Attention ! Pour obtenir l'agrément de la CPPAP il faut que l'entreprise ait au minimum 3 ans d'existence...
Juste vous dire merci pour votre engagement. A l'heure ou le journalisme de foire aux bestiaux gagne du terrain. Je souhaite plus belle réussite à médiapart.
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  • 24/10/2008 13:58
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Il faut aussi se battre pour la VERITE dans les médias ! HONTE au journaliste BFM radio, ce matin - Média sarkozystes qui tue la démocratie. Au cours du débat, un intervenant dit : " la très mauvaise idée économique de Ségolène Royal provoquer la délocalisation des entreprises en les pénalisant " : doux ricanement d'acceptation dans le studio !!! Honteux, ils savent tous, mais ne le disent pas qu'en fait Ségoène Royal a dit (la preuve vidéo existe), Madame Royal dit : " Dans ma région, je demande le remboursement des aides de l'état, lorsque une entreprise qui n'est pas en difficulté veut délocaliser hors de France" C'est tout différent : honte au journaliste, "expert" en économie qui approuve de fausses déclaration, alors qu'il connaît la vérité. HONTE au journaliste de BFM, du débat de ce matin. Et c'est comme cela dans tous les médias sarkozystes, alors celui qui se contente d'un seul son de cloche, sans vérifier devient la cloche du pouvoir de cette bande d'experts économistes qui ont provoqué cette explosion nucléaire dans l'économie mondiale. Vous avez dits "experts" ..........
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La presse papier a des coûts de fonctionnement bien supérieurs à celle de la presse en ligne.

La différence de taux permet de maintenir une concurrence non faussée.

La presse en ligne en général, et mediapart en particulier, qui pleurniche qu'on veut la tuer est d'une hypocrisie totale. Lui accorder le même taux TVA que la presse écrite hâterait la mort de cette dernière.

Les deux presses sont utiles.

La liberté de la presse passe par sa diversité.

Et par son pluralisme.

S'il n'y a plus que la presse en ligne, ce sera vite la lutte au couteau à qui sortira le plus vite son buzz, donc sans recoupement ni vérification. Ce sera la jungle sans aucune déontologie.

Si c'est ça qu'on veut, qu'on le dise franchement.

Mais que cesse cette hypocrisie corporatiste de prétendre qu'aligner les taux de TVA serait un gage de pluralisme.

C'est exactement le contraire.

Toute l'imposture est là...

Un journal de journalistes, ne dépendant que de ses lecteurs

Pourquoi, alors, avoir embauché une journaliste aussi médiocre que Géraldine Delacroix pour nous faire subir toutes sortes de vexations http://blogs.mediapart.fr/blog/utopart/010311/plaza-de-mayo-308-jours-bonne-annee-pour-moi-et-basta , avoir marginalisé de splendide travail de Camedia http://blogs.mediapart.fr/edition/camedia/article/140113/camedia-des-projets-en-2013 qui n'a eu cesse de vous manifester ses critiques, entre autres, sur la fonctionnalité "déconseiller http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-philippe-meyer-chronique-de-philippe-meyer-2013-12-10 "

Pourquoi ne pas nous avoir soumis vos cahiers des charges ?

Nous pensons, souvent, que ces cahiers des charges ont été rédigés à partir de fondamentaux du genre "Attendu que les lecteurs de Mediapart sont de la piétaille, il faut faire un logiciel pur les mâter..."

Les risques générés pour notre bon vieux système de base Drupal,  n'en valent vraiment pas la peine comme ne valent pas la peine les sommes gigantesques dépensées pour nous dégrader en sachant que cette dégradation ne va qu'à l'encontre de Mediapart...

Pour la Xème fois, j'espère que ce texte fera réfléchir à qui de droit.

A bientôt.

Amitié.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
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Nous avons décidé, il y a quelques semaines, que les deux mois d'existence de Mediapart (sans compter la durée de vie de notre pré-site qui nous avait permis, auparavant, d'animer le suspense) seraient ceux de notre véritable lancement public. Deux mois, pour un site qui n'a pas eu une durée infinie de tests, c'est juste le temps des ajustements, des stabilisations, des réglages. Nous nous sommes tournés vers TBWA MAP qui, dans les limites de notre budget initial, nous a conseillé la campagne d'information off et on line que vous découvrirez… dans vos kiosques à journaux dimanche 25 mai. Elle rebondira dans la foulée sur la Toile, de façon aussi inattendue. Jusqu'au dimanche 1er juin, les lecteurs de Mediapart seront informés de chacune de ces étapes et sont évidemment conviés à y participer, à la relayer ou à la commenter. D'ores et déjà, vous pouvez découvrir en parcourant le Club des débats animés entre abonnés sur Mediapart et des éditions participatives consacrées à Mediapart, son avenir, ses usages, ses qualités et ses défauts.