L'autocritique européenne d'un «techno» social-démocrate

Dans son ouvrage L'Europe contre l'Europe, le président de la fondation progressiste Terra Nova, Olivier Ferrand, revient sur ses expériences de conseiller de Pierre Moscovici et Lionel Jospin aux affaires européennes. Confronté aux réalités de terrain, la campagne sur le référendum constitutionnel et les législatives dans une circonscription rurale des Pyrénées-Orientales, il dresse un bilan amer sur la dérive libérale de l'Europe. Mais épargne la social-démocratie. Entretien audio et critique avec l'auteur.

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C'est une lucide remise en question, mais elle laisse un goût d'inachevé. Dans l'ouvrage qu'il vient de publier (L'Europe contre l'Europe» éditions Hachette, résumé ici), Olivier Ferrand livre une critique des errements institutionnels européens. Avec beaucoup de sincérité, l'auteur, ancien conseiller de Lionel Jospin, Pierre Moscovici et Romano Prodi, reconnaît après coup l'impasse anti-démocratique dans laquelle se trouve la construction européenne.

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