L'affaire Uranor: un autre squelette dans les placards d'Areva

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En 2007, Areva actionnaire à 90 % d'Uranor, société canadienne d'exploration d'uranium, a déboursé 34 millions d'euros pour racheter cash les 10 % de parts d'un géologue canadien. À pure perte: les permis d'exploration n'ont jamais rien donné. Une partie de l'argent s'est évaporée dans un trust néo-zélandais dont le bénéficiaire était alors un employé d'Areva.

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Genève, de notre correspondante. - C’était en août 2005, bien avant le scandale Uramin et les nombreux déboires financiers d’Areva. À bord d’un petit hélicoptère Bell, deux géologues et un pilote aux allures de cow-boy survolent chaque jour, à une trentaine de mètres du sol, les monts Torngat, une zone au relief très accidenté, balayée par les vents, à la frontière du Québec et de la province de Terre-Neuve et Labrador. Ils sont munis d’un petit scintillomètre, un appareil qui détecte la radiation, à la recherche d’« indices » d’uranium comme on dit dans le jargon.