L’ubérisation d’Uber: quand des coursiers louent leur compte à des migrants

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En France, certains coursiers enregistrés sur les applications de livraison de nourriture à domicile telles que Uber Eats ou Deliveroo se sont mis à louer leur compte, le plus souvent à des immigrés clandestins, demandeurs d’asile ou mineurs, acceptant de travailler par tous les temps et dans n’importe quelles conditions. Cette sous-traitance de l’ubérisation est racontée dans une longue enquête du New York Times, traduite par Courrier international. Les coursiers officiels, échaudés par des courses trop peu rémunératrices, préfèrent faire travailler les autres et empocher à leur tour une commission de 30 à 50 %, une situation dénoncée notamment par Le Clap, collectif de livreurs autonomes parisiens.