mot de passe oublié
onze euros par mois

Construisez avec nous l'indépendance de Mediapart

Souscrivez à notre offre d'abonnement : 11€/mois et découvrez notre application mobile disponible sur Android et iOS.

Je m'abonne
Mediapart mer. 1 juin 2016 1/6/2016 Dernière édition

Presse: Mediapart quitte les «états généraux»

23 octobre 2008 | Par François Bonnet
Mediapart était invité à participer à l'une des quatre commissions des «états généraux» sur la presse organisés par l'Elysée. Nous nous sommes rendus à la première réunion de cette commission, le 23 octobre. Pour constater qu'aucune des conditions minimales n'était remplie: pas de publicité des débats, sous-représentation des journalistes, absence des lecteurs et des blogueurs, et un flou procédural laissant libre cours aux influences et petits arrangements.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

 

Mediapart aura finalement participé aux « états généraux » de la presse. Durant dix-sept minutes! Avant de se retirer d'une procédure qui se confirme être au mieux un jeu de dupes, au pire une menace pour l'ensemble de nos métiers. Nous avions, dès le 13 octobre, fait part de notre inquiétude sur cette initiative présidentielle inédite, consistant pour le pouvoir – le chef de l'Etat et son cabinet – à remodeler ce qu'il est convenu d'appeler « le contre-pouvoir ».

 

Dans une « lettre ouverte aux états généraux » (à lire en cliquant ici), la rédaction de Mediapart s'inquiétait de cette « procédure monarchique » : « C'est le président de la République qui, seul, décide, choisit, arbitre. Ainsi le pouvoir exécutif s'arroge sans partage le droit de décider ce qui sera bon pour ceux qui, dans ce pays, font profession d'informer. »

 

Le 1er octobre, veille de l'ouverture de ces états généraux par le président de la République, Bruno Patino, actuel directeur de France Culture, nous invitait à intégrer l'un des quatre groupes d'études créés par l'Elysée et dont il se voyait confier la présidence, groupe intitulé « les nouveaux modèles de la presse face au choc d'Internet ».

 

Fallait-il y aller ? Oui, bien sûr, pour simplement porter devant ce groupe nos interrogations et nos inquiétudes. Certains, tel par exemple Claude Soula, du Nouvel Observateur, ont cru dans un raccourci audacieux y voir une contradiction (lire son billet de blog du 17.10 en cliquant ici).

 

Nous avons donc accepté et préparé la première réunion de ce groupe qui s'est tenue ce jeudi matin, à 9 heures, rue de Babylone, à Paris, dans une annexe du ministère de la culture. La veille, nous avions adressé aux vingt-neuf membres de cette commission quelques remarques et demandes sur l'ordre du jour (liste complète des membres sous l'onglet "Prolonger").

 

Nous soulignions tout d'abord l'opposition d'une partie de la profession face à l'initiative présidentielle :

 

« La prise en main directe de ces états généraux par la plus haute autorité de l'exécutif, en l'occurrence le président de la République, assisté de sa conseillère spéciale, Emmanuelle Mignon, et de plusieurs membres de son cabinet, a causé une vive inquiétude dans une partie de notre milieu professionnel.»

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale