Rachida Dati face à ses juges

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L'ampleur de la journée de mobilisation des professions judiciaires, jeudi 23 octobre, a quelque chose d'exceptionnel: magistrats, avocats, surveillants pénitentiaires ou personnels de justice ont pris la rue pour dire leur opposition à la politique de Rachida Dati. La liste des reproches est longue: mise au pas des parquets, intimidation des magistrats et des avocats, politique pénale sans queue ni tête, communication outrancière... De tout cela, Mediapart a beaucoup parlé depuis son lancement. Revue de détail.

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Il faut surtout faire comme si de rien n'était. Dire que c'est «normal». Voire banal. Mais l'entourage de Rachida Dati a beau tenté de dédramatiser l'ampleur de la journée de mobilisation de l'ensemble des professions judiciaires contre la ministre de la justice, celle-ci a quelque chose d'exceptionnel. Comme un terrible désaveu venu d'en bas. Ils sont magistrats, avocats, surveillants pénitentiaires ou personnels de justice. Un peu partout en France, jeudi 23 octobre, ces gens de loi vont prendre la rue pour dire leur opposition frontale à la politique de la garde des Sceaux. La liste des reproches adressés à cette figure emblématique du sarkozysme est longue: mise au pas des parquets, intimidation des magistrats et des avocats, politique pénale sans queue ni tête, communication outrancière...