Sur le 1er Mai, l'ombre de Pétain

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Nicolas Sarkozy veut un rassemblement le 1er Mai, à Paris, pour célébrer le « vrai travail ». Le chef de l'Etat renoue avec une tradition sombre : celle du régime de Vichy qui lui aussi avait voulu transformer la mobilisation internationaliste des travailleurs en une « fête du Travail et de la Concorde sociale ».

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La nouvelle polémique du jour, celle qui oppose Nicolas Sarkozy à François Hollande au sujet de la fête du 1er Mai, pourrait apparaître comme une simple péripétie de la campagne présidentielle. Une péripétie secondaire, au regard des grands enjeux de l’élection, ceux qui ont trait à l’avenir d’une Europe en crise ou à ceux d’une France rongée par le chômage et la précarité. On aurait tort pourtant de ne pas s’y attarder. Car dans sa folle équipée pour draguer les voix de l’extrême droite et transformer l’UMP en un parti de droite extrême, le président sortant a franchi un pas de plus. Un pas symbolique mais hautement révélateur, puisqu’il en est venu à imaginer une commémoration du 1er Mai qui ressemble fort à celle qu’avait conçue, en d’autres temps… le maréchal Pétain !