Essai de Rennes: comment Biotrial s'est moqué de l'Igas

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Après le décès d'un volontaire le 17 janvier, Biotrial, la société de Rennes qui a réalisé l'essai clinique fatal, a dissimulé des informations cruciales aux inspecteurs de l'Inspection générale des affaires sociales, et prétendu avoir reçu un coup de téléphone rassurant de l'hôpital qui avait admis le patient, ce que dément le CHU. 

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Guillaume Molinet aurait eu 50 ans ce 23 avril, s’il ne s’était porté volontaire pour un essai clinique mené à Rennes par la société Biotrial sur la molécule BIA 10-2474, qui a provoqué sa mort le 17 janvier. Il aurait eu une chance de fêter son anniversaire, si les cachotteries de Biotrial ne l’avaient conduit à supposer qu’il ne prenait pas de risque grave en testant un produit présenté comme sans grand danger. En réalité, une « molécule poubelle », sans intérêt médical démontré mais dont les risques neurologiques s’étaient manifestés chez l’animal.