Un an après son lancement, où en est le MoDem ?

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  • 24/05/2008 23:55
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Excellent article, vraiment. Le choix de faire passer tout ça dans un seul article bien construit, au lieu de céder à la facilité de séparer les différentes interviews, tout en restant claire et facile à suivre, vraiment, chapeau!
Merci aussi à Mediapart qui fait une fois de plus honneur à sa réputation d'indépendance et de libre choix de ses enquêtes en fonction d'autres critères que le sacro-saint "bain audimat" ambiant.
Depuis la première élection présidentielle en 1965, le candidat arrivé en 3ème position a toujours disparu du devant de la scène politique, la seule exception étant Chirac. Bayrou ne fera pas exception à la règle d'autant que le MoDem peine à exister. Merci pour cet article.
Avez vous remarqué que lorsqu'on parle de centre il manque toujours un adjectif. Parlez vous de centre droit ou de centre gauche. Première remarque donc, le centre centre n'existe pas. Observons maintenant les grandes figures du centre droit. Lecanuet,l'homme aux dents blanches, était foncièrement un homme de droite, qui s'opposait à la droite au pouvoir( De Gaulle) soit disant pour des divergences européennes ou (et) atlantistes. En fait Lecanuet avait surtout une ambition présidentielle. Giscard d'Estaing, Raymond Barre ont mené conjointement la barque de l'état suivant les canons du libéralisme. Ils s'assumaient sans états d'âme comme les représentants de la droite moderne. Le passé politique de Bayrou ne plaide pas pour lui: il a de tout temps participé activement ,en tant que député ou ministre aux actions de toutes les droites au pouvoir. Il est donc assez mal placé pour promouvoir un ni droite ni gauche. Mais comme Lecanuet il a une grosse ambition présidentielle. deuxième remarque donc, le centre droit c'est la droite. Observons maintenent le centre gauche. La tache est plus rude. Quelles grandes figures mettre dans cette case ? La girouette Edgard Faure ? Il a plutôt fini au centre droit, non! Les élus du parti radical se sont dissous qui à l'ump,qui au ps. En fait le centre gauche ne se rencontre qu'au parti socialiste. Michel Rocard, Jean paul Huchon, Manuel Valls, Bockel,Kouchner, Strauss-Kahn. Ceux là sont déja tous sur l'orbite de la planète Sarkozy. Troisième remarque donc, le centre gauche ,c'est la droite. Ceci dit, je ne peux que me réjouir de voir des gens s'investir dans l'aventure Modem.S'ils pouvaient au moins ne pas trop compter sur leur chef. Comptez sur vos propres forces. PS. Dans votre article vous faites référence à un expert, un enseignant-chercheur ce qui fait toujours trés sérieux. Le propre d'un chercheur est dêtre hors du sujet qu'il observe. Est-ce vraiment le cas?
remarque : on pourrait simplement abandonner d'employer ce mot (au centre du monde ? El centre del món és la gara de Perpinyà)... et ainsi oublier les adjectifs. Je vous conseille justement, pour les nostalgiques de gauche ou de droite du centre d'aller voir une exposition à ... Perpinyà, à cent mètres du centre du monde ! Ces nostalgiques comprendraient alors que le conservatisme et le légitimisme sont très français, à gauche comme à droite.
Bourbaki, vous avez oublié une catégorie, le centre mou ! Bien entendu je plaisante mais, ayant la possibilité de voir le fonctionnement interne du MODEM à la base, je constate que dans peu de temps il y aur§a encore plus de courants dans ce parti qu'au P.S §§
Pour l'anecdote, le MoDem, dont la stratégie électorale aux municipales a varié selon les villes, se cherche aussi sur Internet. Il y a encore quelques semaines, le MoDem avait.... 2 sites internet officiels ! + d'infos ici : http://www.politique.net/2007102003-le-modem-de-bayrou-sur-le-web.htm (article que j'ai publié sur Politique.net en octobre 2007)
Logique : avant que le vrai site internet du MoDem (www.lesdemocrates.fr) ne soit créé, le site du parti de François Bayrou était celui de son leader (www.bayrou.fr), redevenu depuis son site personnel. Cela est désormais vieux de plusieurs mois !... =) L'URL lesdemocrates.fr est utilisée car plus pratique puisque plus courte. Comme celle de udf.org, elle renvoie à mouvementdemocrate.fr : il n'y a qu'un seul et même site...
Il faut bien dire que l'équipe de techniciens informatique ayant subi une drastique cure d'amincissement au lendemain de la campagne présidentielle, (faute de moyens financiers puisque tout l'argent de la vague d'adhésions spontanées est allé directement au soutien de ceux qui avaient payé de leur poche leur campagne législative) il s'est aussi développé naturellement, une floppée de sites personnels, tous fréquentés séparément par des poignées de militants qui n'avaient bien sûr pas le temps matériel, une journée ne durant que 24 heures, pour communiquer sur tous les websites. Aussi, maintenant que le site officiel est en fonctionnement, on pourrait penser que tout le monde aurait déménagé leurs pénates comme un seul homme, mais ce qui se passe, c'est que pas mal de ceux qui avaient porté de tout leur coeur la campagne présidentielle, sont restés affectivement accros aux uns et aux autres et continuent leurs échanges quotidiens sur le vieux site personnel de Bayrou qui reste donc ouvert (il faut dire qu'il recèle aussi tout le programme présidentiel: toujours valide à 99%, disponible pour le plagiat et le pillage pervertissants et dénaturants sarkoziens entre autres).
Merci pour votre mot. Si les sites officiels sont mis à jour et constituent une forme de référence, les blogs de militants n'en sont pas moins très pertinents et mis à jour quotidiennement (1 à 3 articles par jour, et une fréquentation gigantesque...) : les plus visités sont ceux de Christophe Ginisty (candidat à l'élection législative et municipale - 3 sièges - à Issy-les-Moulineaux), Hervé Chefdeville, Jérome Charré, ...
Merci Serge pour ces trois liens car c'est vrai que sinon, on ne sait parfois pas trop où donner de la tête :-)
deux sites = deux jambes ! Combien de jambes pour le RPR-UMP ou/et PSf-PRG-Verts-PCF-MRC ?
Votre article (dont vous m'aviez déjà parlé), interrogeant une large panoplie de personnalités de tous bords et remarquablement bien construit, m'a intéressé à plus d'un titre. J'y ajouterai simplement que, mathématiquement parlant :
  • Le MoDem a plus d'élus locaux que n'en avait l'UDF (dont plusieurs préfectures)
  • Le départ des sénateurs était prévisible puisque certains en viendraient, du fait du nombre de grands électeurs non surdimensionné (!), à craindre pour leur réélection (même scission qu'aux législatives, qui débute à Boulogne-Billancourt en 2006 avec la radiation de P-C. Baguet)
Christian Lemiere parle de "courants". Or, une des spécificités du MoDem est justement qu'il ne comporte aucun courant et qu'il est le seul parti où tout le monde est "pro-européen", à l'inverse de l'UMP où les néo-gaulistes fustigent ce que leur chef désignait comme un "machin" (l'Europe), sans intérêt, comme à l'inverse du PS qui s'est littéralement déchiré lors du précédent référendum (2005). N'oublions pas que :
  • le score du MoDem aux législatives n'est pas étonnant du fait
    • 1. de la concomitance des présidentielle et législatives, voulue par certains des rédacteurs de la Constitution de 1958, qui implique que le député est de la couleur du président
    • 2. du manque d'expérience des candidats, recrutés en catastrophe, qui se présentaient sous la bannière d'un parti qui n'existait pas...
  • le parti de François Bayrou n'existe que depuis Décembre dernier : il n'a donc connu aucun répit électoral qui lui aurait permis de s'organiser.
  • est venu s'ajouter à cela le départ des "ambitieux de la droite", à qui on promet portefeuilles (et autres), et qui ont enpêché les acteurs du MoDem de travailler sur des sujets de fond en les monopolisant sur des soit-disant querelles internes qui discréditent chaque fois le parti.
Votre article est d'autant plus intéressant que, comme je le disais lors d'un précédent message privé, j'avais des inquiétudes sur la ligne indépendante de Mediapart, puisqu'en effet les derniers articles qui parlent de "centre", d' "UDF", ou de "MoDem" ne sont autres que ceux ou s'exprime - principalement - le sénateur Jean Arthuis.
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  • 25/05/2008 19:27
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merci pour cet intéressant article qui démontre la liberté et l'indédance de Mediapart et qui fait une place au Modem. Le Modem est le seul parti politique dont le combat est le pluralisme, ce qui est essentiel pour la démocratie. Il a toute sa place précisément pour cela. Sa stratégie peut surprendre sans doute, car c'est l'homme qui est au centre de la réflexion et non le parti auquel il appartient ; jusqu'à présent c'était le contraire, c'est donc nouveau , cela destabilise certes, mais c'est aussi cela qui fera avancer la politique de demain. Le Modem ne se situe pas au centre de la droite ou de la gauche, mais au dessus.(ce pour répondre à l'un des commentaires).
Serge Brière bonsoir, je conviens que le mot "courants" n'était, sans doute, pas adapté au MODEM. Je voulais dire qu'au niveau de ma circonscription il y a beaucoup de, disons, tendances qui se font jour. Sans doute à cause des provenances très variées des adhérents qui, semble t'il, restent marqués par leur passé politique et par l'absence de projets politiques clairement posés. De plus subsiste, je précise bien, dans ma région, beaucoup de rivalités et de querelles de personnes, survivances de leur passé de membres de l'U.D.F Ce manque d'unité minimale est un peu décevante. Mais, à sa décharge, ce parti est au tout début de sa création.
Merci de votre commentaire rectificatif. Dans la précipitation du calendrier électoral, la grande panoplie de sensibilités différentes qui peuple le MoDem est en effet réapparue assez brutalement : le MoDem s'est parfois même divisé après le premier tour. Les rivalités entre "ex-UDF" et "nouveaux MoDem", sont, quant à elles, inexistantes (ou bien c'est qu'il s'agit de querelles de personnes spécifiques).
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  • 26/05/2008 08:26
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Ce centre est ailleurs, ni à gauche, ni à droite, tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite. L'électeur a du mal à comprendre car les forces centripèdes internes ou externes au MoDem poussent le centre vers un coup à gauche , un coup à droite. Pour réussir F.Bayrou n'a que 2 leviers: la démocratie interne au parti qui n'est pas (encore) un parti d'élus et la politique Européenne. Seule la dernière sera lisible par les électeurs en 2009 si la campagne est exemplaire. Bon courage FB.
La stratégie des municipales a été mal expliquée, du fait – notamment – de la campagne de Pau qui monopolysait le leader du MoDem. Je pense qu'aurait dû, au niveau national, être rédigé un programme qui aurait expliqué pourquoi à tel endroit ils s'allieront d'un côté et pourquoi dans cet autre endroit ils pourront s'allier de l'autre.
avant de placer le MoDem à la gauche de l'UMP ou à la droite du PSF ... il faudrait juger le contenu de son message, il fut porté par François Bayrou, et ce message est encore d'actualité, car en 2007 il était moderne pour les dix années à venir. Ce qui me pose un problème est que les messages des UMPSf a déjà vieilli en moins d'une année ... Se pose alors le problème des électeurs : sont -ils pas les premiers problèmes de cette république bipartisane. Ce public de votant s'abstient de plus en plus, sauf en 2007, ou justement Bayrou a fait plus de 18% ... L'abstentionnisme français n'est-il pas le fait de citoyens et citoyennes engagés qui ne votent que lorsqu'ils sentent un message politique sincère ; les messages du binôme UMPSf est-il sincère ? L'abstention en fait la preuve. Il en va aussi du moindre vote des candidats MoDem ou des listes Modem, leur(s) message(s) est-il ou son-ils assez convaincant(s) pour faire voter les abstentionnistes ? Il faudra un jour que la technocratie sortie des écoles universitaires de la politique se posent réellement le problème de leurs messages politiques ? Ils sont de bons relais pour être des sous secrétaires de sections, sont-ils réellement outillés pour être des représentants du peuple ou des peuples de France ? La république ne crève-elle pas de ces mauvais représentants, ceux qui sont choisis pas les partis. François Bayrou aurà tot lo mièu sosten, per Occitània.
Ce matin 31 mai, une excellente interview de François Bayrou sur France Culture, dans l'émission Le rendez-vous des politiques par Dominique Rousset http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rdv_politiques/index.php
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L'intérêt de cette enquête était double. D'une part se pencher sur un anniversaire passé sous silence dans les médias, celui du MoDem. D'autre part s'intéresser à la construction et l'organisation de ce mouvement mêlant deux cultures, celle des élus UDF et celle des nouveaux militants.

 

François Bayrou nous a accordé un entretien vidéo de 45 minutes au siège du mouvement, jeudi 22 mai. Certains de nos interlocuteurs ont été rencontrés à l'occasion du premier Conseil national du MoDem, le 14 mai (Thierry Cornillet, Jean-Luc Benhamias). D'autres ont été interviewés longuement par téléphone (Jean Lassalle, Adboulatifou Aly, Olivier Henno, Eric Azières, Bernard Lehideux, Jean-Christophe Lagarde).

Enseignant à Sciences-Po Lille, chercheur au Centre de recherches politiques de la Sorbonne, et auteur d'une thèse sur le centrisme en 2004, Julien Fretel nous a apporté son éclairage en parallèle des études qu'il effectue actuellement sur le MoDem. Il continuera de collaborer avec nous lors de prochaines enquêtes.

 

Sollicités, l'étoile montante du mouvement, Quitterie Delmas, le trésorier du MoDem, Michel Mercier, et le président du groupe "Nouveau centre" à l'assemblée, François Sauvadet, ont accepté des interviews, avant de les annuler à cause de leurs emplois du temps. Contactée, Marielle de Sarnez nous a orientés vers Bernard Lehideux. Le sénateur centriste Jean Arthuis n'a quant à lui pas donné suite à notre demande.