Montebourg condamné pour injure, Ayrault lui renouvelle sa confiance

Arnaud Montebourg, nouvellement nommé ministre du redressement productif, a été condamné mercredi 23 mai pour injure à l'égard d'ex-dirigeants de SeaFrance, Pierre Fa, Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay, traités d'« escrocs ».

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Arnaud Montebourg, nouvellement nommé ministre du redressement productif, a été condamné mercredi 23 mai pour injure à l'égard d'ex-dirigeants de SeaFrance, Pierre Fa, Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay, traités d'« escrocs ».  Le dédommagement s'élèvera à un euro chacun, mais là n'est pas la question. Car dans une interview au Journal du dimanche, le 15 avril, le candidat François Hollande avait promis de ne pas avoir « autour de (lui) à l'Elysée des personnes jugées et condamnées ». Bercy n'est certes pas l'Elysée, mais l'ancienne ministre UMP, Nadine Morano, a illico exigé, sur BFMTV, une « démission immédiate » du condamné et le patron de son parti, Jean-François Copé, a fait mine de s'interroger : le nouveau président tiendra-t-il ses « engagements électoraux ». C'est le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui lui a répondu : « Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement. Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure. »