« Le policier a sorti sa lacrymo et gazé le jeune à 30 cm des yeux »

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Jeudi 20 août, 17 heures, trois voitures de police s’arrêtent devant un foyer de travailleurs immigrés, situé boulevard de la Commanderie, dans le XIXe arrondissement. Face aux agents, pour certains équipés d’un gilet pare-balles, d’un Taser et d’un Flashball, quelques hommes, habitués à vendre chaque soir du maïs grillé, prennent aussitôt leurs jambes à leur cou. D’autres, plus âgés et tranquillement assis sur leur chaise, assistent à la scène avant d’être eux aussi approchés par la police et certains, arrêtés. Dix minutes plus tard, les fonctionnaires repartent. L’opération est terminée. « Depuis une semaine, ils viennent tous les jours », soupire Traoré, un grand trentenaire vêtu d’une djellaba.