Interrogé sur l’affaire Steiger, le ministre de l’intérieur n’a pas hésité sur France Info à prendre ses distances avec la vérité. Avant d’affirmer que le colonel de gendarmerie, qui a reconnu les faits de violences conjugales, est victime d’«une cabale».
Gérald Darmanin n’aime pas Mediapart. C’est un fait et c’est son droit. Et chacun comprendra aisément ses sentiments au regard des enquêtes, publiées par notre journal, le mettant gravement en cause dans des affaires qu’il voudrait tant faire oublier (ici et là). En revanche, qu’un ministre de la République vienne sur le service public enfiler les mensonges, comme d’autres les perles, à propos d’une affaire d’intérêt général doit interroger sur la conception de la morale politique du locataire de la place Beauvau.