Terrorisme et politique: «Paniquer, c'est collaborer»

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Ancien agent de l'antiterrorisme, celui qui se fait appeler Abou Djaffar conserve un intérêt pour le sujet et fait part de ses réflexions sur un blog hébergé par lemonde.fr. Dans son billet, il met en garde les politiques qui seraient tentés à l'occasion de la campagne présidentielle de verser dans la surenchère verbale, sous peine de faire exactement ce qu'attendent d'eux les terroristes. 

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La France fait face à une menace terroriste sévère. C'est le pays le plus fragile, explique l'ancien agent de l'antiterrorisme, qui signe sous le nom d'Abou Djaffar ses billets de blog. Il ajoute que, de fait, un « attentat tabou », à forte charge symbolique durant la campagne présidentielle, changerait la donne. Il invite les hommes politiques à raison garder, dans un pays à fleur de peau, si prompt à s'enflammer : « Les jihadistes, comme d’autres avant eux, n’ont aucune envie d’affronter des adversaires raisonnables. Il leur faut des ennemis aussi radicaux et hystériques qu’eux car les uns et les autres ne se nourrissent que de la guerre, que de la violence, que d’un récit supposément héroïque dans lequel le Bien et le Mal (chaque camp étant le bien, évidemment) se combattent jusqu’à la mort. »