En Guadeloupe, l’arrêté de catastrophe naturelle déçoit

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Outre-mer Première (ex-RFO) analyse l’arrêté reconnaissant l’état de catastrophe naturelle paru ce dimanche 24 septembre au Journal officiel, après le passage de l’ouragan Maria aux Antilles. Les inondations, les coulées de boue et la houle sont bien concernées, mais pas le vent. La députée Hélène Vainqueur-Christophe dénonce un scandale.

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Cinq jours après le passage de l’ouragan Maria aux Antilles, l’arrêté qui reconnaît l’état de catastrophe naturelle a été publié au Journal officiel ce dimanche 24 septembre, relève Outre-mer Première. Il concerne les dégâts provoqués par les inondations, coulées de boue et chocs mécaniques liés à l’action des vagues, à la suite du passage de l’ouragan Maria les 18 et 19 septembre. Il s’applique à la plupart des communes de Guadeloupe, une vingtaine en Martinique, ainsi qu’aux collectivités de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Mais en ce qui concerne les vents cycloniques, seules les communes de Terre-de-Haut et Terre-de-bas, deux îles de l’archipel des Saintes, sont reconnues en état de catastrophe naturelle. Partout ailleurs, les dommages causés par ces forts vents ne seront pas pris en charge par les assurances. « Cette rédaction scandaleusement restrictive risque de compliquer singulièrement les démarches des personnes sinistrées par les vents cycloniques auprès de leur compagnie d’assurance », a aussitôt réagi la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, qui se dit stupéfaite par les choix du gouvernement.