Au tribunal, Boutin s’en remet à la loi de Dieu

Par

Vendredi 23 octobre, la fondatrice du Parti chrétien-démocrate (PCD) comparaissait devant le tribunal pour avoir qualifié l’homosexualité d'« abomination ». Aux juges qui n’ont cessé de lui rappeler que la République condamne l’homophobie, l’ex-ministre de Sarkozy a opposé le droit canonique.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les bras croisés, les sourcils froncés et une moue de première communiante prise la main dans le pot d’hosties, Christine Boutin dodeline de la tête en guise de protestation. « Je vois bien que vous voulez me mettre en difficulté », lance-t-elle au président de la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Alain Bourla. Voilà plus d’une demi-heure maintenant que le magistrat pousse la fondatrice du Parti chrétien-démocrate (PCD) dans ses retranchements. « Je ne cherche pas à vous mettre en difficulté, corrige-t-il. Chacun est libre de tenir les propos qu’il veut, mais chacun a le devoir de les assumer. »