France

L’état d’urgence dans tous ses états

Instauré jusqu’à la fin février, l’état d’urgence donne des pouvoirs exceptionnels à l’administration et aux forces de sécurité. Mediapart fait l’inventaire au jour le jour des emballements, des dérapages et erreurs de ce dispositif qui place le pays hors du droit commun.

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Livré par Reuters. Bernard Cazeneuve a déclaré assumer « totalement » samedi l'assignation à résidence de 24 militants écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21), qui débute dimanche près de Paris. Ces assignations à résidence, décidées dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre dernier à Paris et Saint-Denis, ont été critiquées par certains acteurs du monde associatif. « Nous avons assigné 24 personnes parce qu'elles avaient témoigné d'actes violents par le passé à l'occasion de manifestations et qu'elles avaient exprimé le souhait de ne pas respecter les principes de l'état d'urgence », a dit le ministre de l'intérieur lors d'un déplacement à Strasbourg (Bas-Rhin). « J'assume totalement cette fermeté. Ne pas assumer cela devant les Français, c'est être, dans un contexte de menace très élevée, dans une prise de risque que les Français ne toléreraient pas », a-t-il ajouté. Les personnes concernées, « déjà condamnées, pour un certain nombre d'entre elles, pour avoir participé à des manifestations violentes », selon le ministre, sont des « activistes » de la mouvance écologiste, a-t-on précisé dans son entourage.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Société — Enquête
Une figure du combat contre le harcèlement scolaire est visée par une plainte pour « harcèlement »
Fondatrice de l’association Marion la main tendue, Nora Fraisse se voit reprocher par une dizaine d’anciennes bénévoles, stagiaires ou services civiques d’avoir eu un comportement toxique envers de proches collaborateurs. D’après notre enquête, l’une d’elles a déposé plainte pour « harcèlement ».
par Prisca Borrel
Littérature — Entretien
Éric Vuillard : « La narration politique, c’est de la mauvaise littérature »
Dans son dernier récit, « Une sortie honorable », l’écrivain aborde la guerre d’Indochine, largement reléguée dans la mémoire nationale, et le cadre politique et financier qui l’a soutenue. Entretien sur la politique, l’histoire et la littérature.
par Joseph Confavreux, Ellen Salvi et Lise Wajeman
Santé
Didier Raoult : deux ans d’enquête sur une imposture
Depuis l’arrivée du Covid-19 en France, Didier Raoult est devenu une figure nationale. D’abord en faisant la promotion d’un traitement inefficace contre la maladie, l’hydroxychloroquine, puis en niant la possibilité d’une seconde vague ou en remettant en cause l’efficacité de la vaccination. Mediapart revient en vidéo sur deux ans d’enquête sur le directeur de l’IHU.
par Youmni Kezzouf, Mathieu Magnaudeix et Pascale Pascariello
Blanquer, l’école à la renverse
Profs, élus, ils bricolent pour faire tenir l’école en temps de pandémie
Parmi les ressorts de la colère contre le ministre de l’éducation nationale, l’impression de devoir composer depuis des mois avec des bouts de ficelle arrive en bonne place. Pour pallier les manques et retards de l’État, enseignants et élus locaux se mobilisent comme ils peuvent.
par Mathilde Goanec

Nos émissions