Le «cabinet noir» de François Fillon décrypté par Transparency International

François Fillon met gravement en cause l’Élysée. Peut-il y avoir un « cabinet noir », comme il le prétend ? La justice en France est-elle aux ordres ? L’Obs a interrogé Daniel Lebègue, de l’ONG Transparency International.

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Daniel Lebègue est président de la section française de Transparency International. 

François Fillon a choisi de contre-attaquer en s’en prenant à la justice et en criant au complot. Que vous inspire cette stratégie de défense ?

[…] Je note que François Fillon a cessé de mettre directement en cause l’indépendance de la justice – sans doute parce qu’il a constaté que cette accusation était impopulaire auprès des Français. Le candidat parle désormais d’une orchestration des fuites par le pouvoir.

Évoquer l’existence d’un « cabinet noir », comme l’a fait François Fillon sur France 2, cela vous paraît-il crédible ?

Franchement… Quand on connaît les institutions et la manière dont fonctionne la justice, imaginer l’existence d’un cabinet noir, à l’Élysée ou ailleurs, qui tirerait toutes les ficelles… Je rappelle que la vague des affaires a débuté à l’hiver 2013, quand un ministre, Jérôme Cahuzac, a été pressé de démissionner à la suite d’une enquête de la justice sur ses comptes en Suisse. Je n’ai pas eu l’impression à l’époque que c’était une bonne nouvelle pour François Hollande ! Outre l’affaire Cahuzac, le parquet financier a enquêté au cours des derniers mois sur les dossiers Dassault, Guéant, Thévenoud, l’affaire Bygmalion impliquant Nicolas Sarkozy. La justice a aussi condamné Yamina Benguigui, ancienne ministre de François Hollande.

La suite de cet entretien est à lire ici.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale