La garde à vue de Bolloré prolongée

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La garde à vue de l'homme d'affaires Vincent Bolloré, entamée mardi dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption visant l'obtention de concessions en Afrique par le groupe Bolloré dont il est PDG, a été prolongée mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.
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PARIS (Reuters) - La garde à vue de l'homme d'affaires Vincent Bolloré, entamée mardi dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption visant l'obtention de concessions en Afrique par le groupe Bolloré dont il est PDG, a été prolongée mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.

Outre Vincent Bolloré, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, Philippe Dorent, responsable du pôle international de Havas Paris, et Francis Pérez, dirigeant de la société Pefaco basée en Espagne, ont également vu leurs gardes à vue prolongées à Nanterre (Hauts-de-Seine), où ils sont entendus par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d'avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors une filiale du groupe, pour faciliter l'arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d'obtenir en contrepartie des concessions portuaires.

La justice s'intéresse en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d'un terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo.

Le groupe Bolloré a nié toute irrégularité.

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