Opacité et ratés: dans les coulisses de la morgue géante de Rungis

Par Lou Syrah

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À l’arrière du crématorium, les corbillards ondoient les uns derrière les autres. En ce 21 avril, au cimetière parisien du Père-Lachaise, les lieux ont beau être solennels et l’accueil prévenant, c'est la même image triste qui se répète, celle de cortèges « fantômes » : un cercueil arrivé seul succède à un autre. Un bureau mobile a été installé pour gérer l’afflux, les employés des pompes funèbres s'activent pour faire face, tant bien que mal. Distanciation sociale oblige, il a fallu réduire les cérémonies à leur plus strict apparat, restreindre le recueillement à vingt minutes (quand c'est possible), fermer la salle de la coupole avec son architecture néo-byzantine et les salons des retrouvailles.