Quand la BCE subventionne le milliardaire Bernard Arnault

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C’est le paradoxe du débat économique français : les controverses s’enflamment dès qu’il est question d’une réforme possible de la taxation du capital ou de l’épargne, mais elles sont faibles ou inexistantes quand il en va de la politique monétaire, même si les enjeux peuvent être beaucoup plus considérables. Qui s’intéresse en France, par exemple, aux programmes d’achats d’actifs financiers conduits par la Banque centrale européenne (BCE) ? Mis à part l’eurodéputée (France insoumise) Manon Aubry, pas grand monde. Pour une raison simple : la complexité technique du sujet est telle que même les polémistes les plus talentueux ont peu de chance de faire vibrer leur auditoire avec un sujet aussi peu roboratif. Résultat : personne, ou presque, ne se saisit du sujet.