Comment le PS peut relancer l'affaire des sondages de l'Elysée

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L'affaire des sondages commandités par l'Elysée, révélée par la Cour des Comptes, risque de s'enliser au creux de l'été. Les députés socialistes, pourtant, ont le pouvoir de la relancer. La veille de leur départ en vacances, vendredi 24 juillet, ils ont ainsi posé des jalons, pour une éventuelle commission d'enquête à la rentrée. Rien n'indique, cependant, qu'ils iront jusqu'à la créer. D'autres moyens, plus directs, s'offrent à eux: c'est en effet un élu PS, Jean Launay, qui contrôle pour l'assemblée le volet «pouvoirs publics» du budget (dont celui de l'Elysée)... Ses pouvoirs sont importants sur le papier: la loi lui donne notamment le droit de procéder à des «investigations sur pièces et sur place»... Alors, ding-dong à l'Elysée?

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La Cour des Comptes a levé un lièvre, dans son rapport du 16 juillet, en pointant le contrat «exorbitant» passé entre les services de Nicolas Sarkozy et le cabinet d'études Publifact, chargé en 2008 de fournir la Présidence en sondages, puis en suggérant des manipulations de l'opinion à travers certains médias (Le Figaro, LCI). Mais ce lièvre, en pleines vacances, risque bien de détaler: «On a fait le maximum, on s'arrête là», souffle-t-on à la Cour des Comptes.