Il y a du Napoléon le Petit chez le petit Nicolas

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C'est un effet de mode: plusieurs médias français et étrangers, dans la foulée d'un livre du chroniqueur politique Alain Duhamel, présentent Nicolas Sarkozy sous les traits avantageux d'un «Nicolas Bonaparte», premier consul conquérant, à la veille de construire un empire. S'il faut se replonger dans le passé pour mieux décrypter le présent, c'est pourtant une autre comparaison qui vient à l'esprit: Nicolas Sarkozy est plutôt l'héritier de Napoléon le Petit. Car si la crise démocratique française est à ce point profonde, si le capitalisme français est à ce point atypique, si la presse est à ce point la propriété des obligés du Palais, c'est parce que l'actuel chef de l'Etat est l'héritier d'une très vieille tradition française, celle de la monarchie républicaine, que le Second empire a longtemps incarnée. Analyse en six épisodes sur la crise de la démocratie et de l'économie sous Sarkozy le Petit.

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Sarkozy le Petit : le nom peut surprendre. Car pourquoi affubler Nicolas Sarkozy d'un sobriquet voisin de celui que Victor Hugo (1802-1885) a attribué, en d'autres temps, à Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), rebaptisé par lui, en titre de son célèbre pamphlet, Napoléon le Petit ? En quoi les destins personnels de Nicolas Sarkozy et de Napoléon III présenteraient-ils des ressemblances?