De Xavière Tiberi à Penelope Fillon, un même soupçon

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Les grands prédateurs politiques de la Ve République ont parfois des mœurs déroutantes. Alors que le nouveau champion de la droite, François Fillon, est aujourd’hui soupçonné d’avoir fait verser à son épouse Pénélope quelque 600 000 euros de salaires pour deux emplois fictifs (comme assistante parlementaire, puis à la Revue des Deux Mondes), quelques mauvais esprits ont exhumé les propos très sévères tenus par le même François Fillon en 1999 sur Jean Tiberi, alors maire (RPR) de Paris, et qui était accusé d’avoir fait obtenir un emploi fictif à son épouse Xavière au conseil général (RPR) de l’Essonne. L’histoire se répète, et elle est cruelle.