Terrorisme: l’éternelle récupération

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L’acte héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a provoqué en France une énorme et légitime émotion. Elle a pris le pas sur les commentaires politiques, après l’attentat de Trèbes. Elle ne les efface pourtant pas. Comme après chaque attentat, des voix se sont élevées, celle de l’ex-premier ministre Manuel Valls en premier lieu, pour jeter de l’huile sur le feu.

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La démocratie est un logiciel fragile. Il suffit d’un acte isolé, commandité ou inspiré par une force à la ramasse, pour y glisser un virus qui affole son fonctionnement. L’attaque de Radouane Lakdim à Carcassonne puis dans le Super U de Trèbes, dans l’Aude, fait partie de ce plan. Il a tué un automobiliste en voulant voler une voiture, puis abattu un client et le boucher de la supérette, avant d’assassiner l’officier de gendarmerie qui avait pris la place d’une otage afin de lui sauver la vie, et d’être « neutralisé » par le GIGN.