Procès du « Viol du 36 » : le documentaire d’Ovidie

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Pas de question sur son parachutage à Paris ? C'est un peu décevant, pour quelqu'un qui veut révolutionner la politique, Sandrine Rousseau à des méthodes dignes des années 80...

Tiens je ne savais pas que nous étions au " Café du commerce" !!!

Mais du coups si dans l'accord LFI/EELV la 9e circonscription de Paris va à LFI, et que Sandrine Rousseau se présente quand même ... Il se passe quoi elle se présente en indépendante contre un député LFI ?

C'est pas faire complètement l'inverse de ce qu'elle dit ? Je pige pas trop là ...

Pour l’heure elle fait le forcing pour se maintenir dans la 9ème avec l’étiquette EELV (en effet, on lui prête l’intention de se présenter à la direction du parti lors du prochain congrès cet année).

J’espère que pour une fois, ce Jadot qui ne représente rien se rangera derrière JL Mélenchon. Bravo Mme Rousseau.

Résumé de l'intervention de Rousseau : du blabla et un point concret : elle persiste à candidater dans le 9e, et cela dans l'irrespect total de la procédure de désignation de l'Union Populaire surprised
Rappel : Elle s'était déjà arrogée le 9eme sans ménagement, ans respect des militants locaux, créant ainsi une polémique en plein milieu des présidentielles.

https://www.liberation.fr/politique/legislatives-parachutage-conteste-de-sandrine-rousseau-dans-le-xiiie-a-paris-20220322_KCAQPT4VGFE4XOAJRBAWK43RI4/

Tout ça est explicite. Sandrine Rousseau a un objectif: la carrière de Sandrine Rousseau, nous avons nous même un autre objectif : appliquer le programme de l'Union Populaire en obtenant une majorité parlementaire. Mais ça, Sandrine Rousseau n'en a cure.

Imaginez que tout les candidats fassent comme elle ? Comment voulez-vous vous accorder entre plusieurs partis ? Il faudra bien que des candidats potentiels laissent leur place à d'autres ? Si chacun choisi sa circo comme le fait Rousseau, comment on procède ?

Mais qu'elle aille chez Macron !"Tout pour ma pomme", c'est un peu son programme, ça devrait convenir à Sandrine Rousseau !

Le probleme c'est que Claire Monod ou Sandrine Rousseau, c'est un peu bonnet blanc et blanc bonnet elles utilisent toutes les deux, le conflit pour parvenir à leurs fins, au lieu de jouer "collectif"...C'est "MOI D'ABORD" les autres après..

L"une comme l'autre donnent raison aux critiques des electeurs, qui considèrent que les politiques, font primer LEURS intérêts avant celui des populations...

Leur plan de carriere politique ce n'est pas la priorité  ! 

Du coup prioriser la candidature de Bayou est une facon de régler le problème...

Si Rousseau maintient une candidature dissidente face a une candidature LFI, elle se tirera une balle dans le pied, démontrant, que son désir d'union à Melenchon, était uniquement opportuniste...

Un tel comportement devrait decevoir une partie de son electorat de la primaire, dont je fais partie...

Perso,  je m'attendais à ce type de problématique, vu son profil, je subodorais, qu'elle pouvait "dérailler" quand elle n'obtenait pas ce qu'elle estimait lui revenir de droit !

 Monod-Rousseau les deuxfaces d'une meme pièce, qui se la joue perso au detriment du collectif...et c'est emminement regrettable, vu les enjeux, qui depassent, et de loin,  les objectifs individuels....

Pourquoi "Jouer Collectif" est si difficile a accepter pour vous mesdames  ? 

Une equipe pour gagner doit être soudée et pas tirer dans tous les sens...

Quand on se souvient de ce qui s’est passé après la victoire de B.Hamon à la primaire en 2017 et le soutien que lui ont apporté les ténors du PS on peut dire qu’elle n’est pas la seule à ne pas jouer collectif…sans parler du sieur de Rugy…

Manque de discernement total ...du bla bla ce commentaire...

Bravo pour ce plateau 100% féminin, et 200% sensible au sujet des violences faites aux femmes.

Ca fait du bien dans cette triste période, aussi lourds soit le thème.

Merci pour cette émission. J'ai trouvé le ton assez juste.

Il y a très probablement un lien idéologique entre la façon dont sont traitées ces affaires de viol, et en particulier pour celle-ci, dans un commissariat, et le virilisme promu en continu depuis un moment par l'extrême-droite.

Le lien avec la présidentielle me semble assez évident.

Quand la société se fascise, elle se fascise dans différents domaines à la fois.

s'est elle questionnée sur son ancien métier et les clichés que certains films dans le domaine véhiculent sur le consentement des femmes, sur la domination des hommes, etc ??

non, non, « elle » ne s'est absolument jamais questionnée sur les clichés sexistes      ou la culture du viol notamment dans le(s) porno(s), ou rapport à la domination masculine : merci pour votre apport indispensable qui va sans doute(s) beaucoup l'intéresser, voire l'aider, vu qu'elle est présente dans cette émission totalement    par hasard et qu'elle a créé ce documentaire sans [même] savoir pourquoi → heureusement que vous avez un doigt pour taper 

On vous renvoie la question. Visiblement c’est niet pour vous.

c'est vouloir dominer/écraser les autres et leur parole, avec déni de réalité : « s'est (-) elle questionnée » en inversant toujours tout : les responsabilités, les fautes → bref, traiter les autres d'imbéciles pour se sentir/croire intelligent(e)s ... 

Et cela résonne doublement avec l’affaire PPDA, qui en est à 20 plaintes pour viol ou agressions sexuelles, qui nie en bloc et attaque les femmes pour dénonciation calomnieuse.

Ce qui pose encore une question : celle des « procédures bâillon » pour décourager les plaignantes. Nul doute que la malheureuse n’a pas les moyens d’aller en cassation pour faire casser cet arrêt honteux en appel. Et les gentils policiers vont-ils lui réclamer des dommages-intérêts pour dénonciation calomnieuse eux aussi ? Il faudrait peut-être faire une pétition et cagnotte sur change.org.

(PPDA y a une enquête ce soir sur F2 aussi je crois)

oui la cassation c'est aujourd'hui je crois le dernier délai → scandaleux dans une affaire aussi « exemplaire » de viols avec multiples facteurs aggravants documentés en UMJ - et les policiers acquittés d'après quelques « incohérences » dans le récit de la victime (je rappelle multi-violée, sur le coup hyper-alcoolisée, en état de choc, multi-harcelée et ensuite etc.), accessoirement sans aucune expertise psy des accusés par contre (comme d'hab) : exemplaire oui, un déni de justice, et le                « jugement » final étant totalement représentatif de la culture du viol 

si ça ne va pas en cassation donc aujourd'hui c'est la honte totale pour la France

J’espère qu’il y aura une mobilisation des citoyennes, pétition, manifs d’associations de femmes devant le ministère de la justice…

Heureusement Mediapart toujours au top, article en une de ce jour :

« Viol au 36 quai des Orfèvres : ces stéréotypes qui imprègnent le verdict d’acquittement »

L. Bredoux et M. Turchi 

NB je me demande, dans le documentaire d'Ovidie, sur les vidéos de surveillance    de l'intérieur du bar, quand on voit les policiers complètement ivres qui cernent        la touriste, miment des fellations et des sodomies derrière son dos ... passent          de « force(s) » les mains sous la jupe de la serveuse qui passe etc., l'expert psy          il trouverait pas ça « borderline » ? (un(e) autre que Coutanceau ...)

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Cette affaire du 36 est absolument choquante et scandaleuse !

Bon, j'ai du louper un épisode sur Rousseau. Donc elle dit: "Les éléecteurs de gauche ne nous pardonneront pas de ne pas faire l'Union, on a une responsabilité énorme" et après: "bien sûr que je me présente dans la 9e circonscription en face de LFI" Bon... Peut-être qu'elle veut faire un peu le forcing pour être la candidate de la 9e, parce que sinon cela n'a aucun sens... 

Elle ne dit pas « face à LFI » …

merci +++ pour ce documentaire (et à la télé française de le diffuser à une heure de grande audience, avant qu'on ne paie plus la redevance et que tout soit aux mains de cathos tradis et de millionnaires décérébrés), au moment où on en reprend aussi pour    5 ans, et pour cette émission en accès libre, que je vais diffuser → oui, incompétence(s) et culture du viol partout, avec inversion des charges des preuves, dans la magistrature, la police, le corps médical (les « experts » n'ayant aucune formation particulière, aucune légitimité en psychotraumas effectivement ... sauf en psychiatrie restée hyper misogyne et à des clichés qui remontent à Charcot avec son hystérie de carnaval, saupoudrée éventuellement des éléments les plus péjoratifs de la psychanalyse : par exemples, Freud avait dû inventer des « désirs féminins de viols » pour ne pas être blacklisté par ses collègues quand il a commencé à parler des viols d'enfants dans les familles, tout ... simplement  ⇒ ces « experts » - qui n'ont en plus aucune obligation à suivre une thérapie personnelle dans leur(s) cursus - sont libres de défouler leurs pires fantasmes virilistes sur des victimes encore harcelées après par toutes les institutions, en abusant et sous couvert de leur(s) titre(s) de Docteurs) 

(NB bordeline , « bipolaire » etc. sont de nouvelles étiquettes à la mode, enfin de vagues éléments diagnostiques mais tirés d'anciennes psychoses - maladies psychiatriques elles graves - remises au goût du jour qui ... permettent d'étiqueter assez perversement les gens, et quand ces « diagnostics » assez fourre-tout au départ sont proférés par des professionnel(les), de par ex. les mettre sous neuroleptiques,      des molécules qui étouffent, voire détruisent le psychisme ... au total une utilisation perverse de la médecine, pour encore inverser les responsabilités, les fautes ...)

la France est un vieux pays patriarcal - très XVIIIème siècle on dirait, mais on se dit surtout qu'il y a un énorme retard en matière rien que d'égalité des sexes : un scandale absolu ici, rien que des scandales dans le traitement de cette affaire, et ... de la victime, avec un jugement rendu particulièrement tarte à la crème rance : innocenter des policiers qui ont violé en réunion, dans leurs locaux, une femme ivre, qui se sont empressés de détruire un maximum de preuves, aidés par la Justice qui s'est même déplacée jusqu'à l'étranger pour enfoncer encore la victime, qui a eu « droit » en état    de choc et de privation de sommeil à une « expertise » faite par un harceleur misogyne - connu - aussi, etc. il fallait le faire, rien ne lui a été épargné : ça méritait, oui des applaudissements 

NB pas millionnaires décérébrés → [multi-]milliardaires sans âmes

Merci. 

Ça fait du bien d'entendre cela d'une docteure. 

merci à vous (et à Michel Lyon plus loin) : il y aurait beaucoup plus que du dépoussiérage à faire en médecine, restée hyper « patriarcale » (par cooptation(s), et avec des institutions comme l'ordre qui noyaute tout et va jusqu'à couvrir - protéger aussi des harceleurs, violeurs et même pédocriminels) et, je ne sais pas comment ça se passe dans les autres pays, notamment européens, mais la psychiatrie française a réussi la prouesse de rester particulièrement rétrograde, en continuant à se défouler sur les femmes au nom de théories fumeuses comme celle de Charcot (Freud ne s'est pas complètement révolté contre ce grand professeur ...) et en inventant même de nouveaux diagnostics à partir des anciennes psychoses pour les faire taire et les condamner → plusieurs psychiatres se révoltent contre      « l'évolution » actuelle de la profession, ici aussi dans MDP, mais c'est pas gagné ... 

notamment, toutes les étiquettes misogynes psychiatrisantes plus ou moins élaborées ont diffusé et sont reprises en médecine en général (également hélas      par nombre de femmes médecins, et de « soignantes » en général) pratiquement quoi qu'il arrive aux femmes, ça va des classiques « hystérie » et mythomanie (avec Munchhausen pour qui ont des lettres ...) jusque donc aux dangereux et plus que tendancieux « bipolaire » et « borderline » (de plus repris par le grand public) en passant par la consensuelle « dépression » (sous-entendu : la femme est faible  et désire en faits, être [une] victime) ... en oubliant allégrement aux passages que  la médecine sert à soigner, pas à asséner des jugements en inversant les « fautes » → tout ça pour sauve-garder un pouvoir mais fait de domination - ou des miettes de ce pouvoir pour les femmes qui y participent/obéissent

N'en demandez pas trop quand même au service public télévisuel; je trouve déjà assez rassurant qu'entre hier la programmation du documentaire d'Ovidie et, ce soir celui à propos de PPDA, une chaîne comme France 2 ne mette pas les énormes moutons de poussière sous les carpettes. C'est même assez étonnant, un tel progrès dans le traitement de sujets si sensibles. Evidemment, ce ne seront jamais ni TF1 ni M6 qui iraient s'aventurer du côté des reportages sur la culture du viol chez les Nantis, surtout pas quand il s'agit de PPDA qui fut quasi le 3è manager de la chaîne à Bouygues.

D'autre part, Infrarouge autant que Complément d'enquêtes sont des émissions qui sont toujours diffusées tard, on peut le déplorer: je ne trouverais pas non plus très pertinent que de tels documentaires soient diffusés à 21 h, heure à laquelle certains enfants ou adolescents regardent peut être certains programmes avec leurs parents.

Pour le reste, vos considérations tombent juste. Il faut juste avoir encore beaucoup de patience pour voir de telles affaires ne plus être (mal) traitées. Qui se souvient qu'il y a encore seulement quinze ans, on ne parlait quasiment pas de ce fléau du viol, comme sujet de société généraliste? le viol était bien plus souvent traité, évoqué à travers des affaires particulières, judiciaires ou dans des fictions. L'omerta régnait et tout semblait verrouillé. Il a fallu MeToo pour que les mentalités commencent à évoluer à travers toutes les strates de la société. Cela va encore trop lentement mais des femmes et des hommes se rendent mieux compte, à présent, me semble-t-il, des enjeux. Regardez aussi ces siècles, ces décennies de mutisme, d'affaires couvertes, dans l'autre domaine des violences sexuelles perpétrées par des hommes d'église. Il y a seulement vingt ans, il aurait été inimaginable d'en parler aussi souvent et aussi "librement". Et que soient dénoncées, partout dans le monde, pas seulement en France, ces réalités répréhensibles. Le chemin sera encore long, hélas, pour parvenir à un refus catégorique d'admettre ce qui ne peut l'être et surtout au niveau de représentants de la loi, de l'église, des policiers, des prêtres et avant que ceux-ci ne soient plus protégés par leurs instances supérieures dont le déni est une habitude bien trop répandue et commode.

Pas plus qu'elle ne pouvait admettre l'homosexualité il y a encore soixante ans, puisque celle-ci menaçait sérieusement son modèle réputé idéal d'union garantissant sa reproduction, la société ne veut surtout pas que soient remises en cause les sphères éducatives ou protectionnistes réputées car cela signerait, là encore, son échec patent à savoir assurer une vraie défense de ses citoyens. Le jour où beaucoup de représentants des forces de l'ordre seront désignés coupables de s'être laissés aller à des abus, mettra forcément en péril la Police dans son ensemble, ses représentants comme les Préfets, etc. C'est révoltant mais cet acquittement, dans cette affaire, est très éloquent quant à la peur panique de juristes de devoir condamner des flics dans une affaire qu'il leur est commode de seulement considérer et qualifier de "moeurs".

+++ (mais je regarde pas souvent la télé, je crois que je perds pas grand chose - sauf peut-être effectivement encore ce soir, je jetterai encore un œil sur la 2 à propos de PPDA)

Moi non plus, à part Arte pour des films, je crois que je ne regarde la télévision que 4 à 5 fois par mois (parfois moins, parfois plus) car tout dépend ce qui est proposé. Et là, justement, depuis quelques semaines, il me semble que les documentaires pertinents et importants s'enchaînent. Comme si les programmateurs avaient compris que les gens attendent autre chose de ce media que des jeux débiles ou des fictions à grand renfort de flicailles ou de familles borderline. La télévision, surtout publique, a intérêt à se dissocier nettement de ses nouveaux concurrents que sont devenus Internet, les plateformes de location de films, sinon elle risque de perdre des audiences. A part infrarouge et complément d'enquêtes, je ne jette jamais même un oeil distrait sur la 2 qui m'a semblé longtemps n'être que dans la course à l'audience avec ses consoeurs privées, sottement. On a longtemps, à juste titre, diabolisé la télévision. Comme en tout, il faut savoir se montrer exigeant dans les choix qu'on fait en triant dans ses programmes, le bon grain de l'ivraie...

Arte j’adore … d’ailleurs elle (?) montrait une partie du travail d’Ovidie 

Le commissariat, sanctuaire: le lieu privilégié d'impunité de la police.
Étendu au tribunal?

Excellent travail de Ovidie : 

Nombreux sont les procès dont les jugements sont choquants et provoquent des colères contre les Juges et contre la Justice.

Mais on oublie toujours que le travail du tribunal repose sur celui de la police dont la rigueur est à géométrie variable, quand ce n'est pas sur des parjures, faux en écritures et effacement de preuves. 

L'affaire ici est d'autant plus intéressante qu'en premier jugement il y avait eu condamnation.  Le blanchiment par la Cour d'Appel (!!!), dans le contexte transcrit par le documentaire, c'est problématique ! Il faut publier les attendus de la décision.

Une étude reste à faire sur le genre d'affaires sabotées : sexistes ?  racistes ?  répressives liées à manifestations ou mises en cause d'industries... Autres ?

J'approuve  x10  évidemment le commentaire de Dr Teuphelle.

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Merci pour cet article. 
L’épineuse question du consentement doit être posée mais avant tout, il faudrait définir ce qu’est un viol. 
Une pénétration non consentie ? Peut-on dire oui quand on est alcoolisée ? 
Si je ne dis pas non, à 9 ans, suis-je consentante ? 
Si je dis oui à mon mari qui insiste, pour avoir la paix et parce que dire non va me prendre beaucoup plus de temps, suis-je consentante ? 
Violence, menace, contrainte, surprise. On pourrait y ajouter l’égalité dans une relation : un homme sobre n’a pas le même pouvoir qu’une femme alcoolisée. Un homme de 50 ans n’a pas le même pouvoir qu’une gamine de 13 ans. Un mari qui travaille n’a pas le même pouvoir que sa femme sans revenu. 
Vanessa Springora était consentante… 

on attend [toujours] la cassation (et la CEDH, mais le calvaire sera(it) - toujours - pour la victime) - comme dans « l'affaire » Julie, violée en réunion et à répétition(s) par X pompiers, quand vulnérable, neuroleptisée enfant par la psychiatrie, insultée-accusée-condamnée par l'« expert » Bensoussan, une [autre] honte pour la France →              pour E. STANTON, le Canada devrait demander des comptes à la justice française ...

... je regardais à nouveau l'émission, riche d'infos → notamment, en 2020,                    sur 95 000 viols (avec dépôts de plaintes), il y a eu ... 732 condamnations

logiquement, je me pose une question : à quoi sert la Justice dans ce(s) cas-là ?

et la police ? à violer ? ah non, les policiers sont toujours présumés innocents ou sinon, [finalement] acquittés

Je n'ai, bien sûr, pas toutes les réponses à vos interrogations légitimes, mais il me semble que, pour la Justice, la principale difficulté à laquelle elle se heurte, est la validité des preuves.  Dans le cas du viol, compte tenu du fait qu'il s'agit d'une intimité qui est mise en jeu, on conçoit que, pour les victimes, filer dans le premier commissariat venu pour déposer plainte après une agression, déballer le récit d'une situation certainement horrible à vivre, n'est pas chose facile. Car il y a le temps de la sidération. Ensuite, il faudrait que presque immédiatement après le dépôt de plainte, un examen physiologique suffisamment appronfondi soit opéré, afin de déterminer s'il y a eu violences. Et à quel degré. Qui est suffisamment réactive pour envisager ces étapes, sitôt l'agression commise? Le documentaire d'Ovidie le montre bien, de même que l'émission "Complément d'enquête" à propos de l'affaire PPDA, les victimes sont d'abord tellement hébétées, déroutées par ce qui vient de leur arriver, que leurs réflexes s'en trouvent sinon anéantis, du moins émoussés, désordonnés. Nous sommes issus d'une culture judéo-chrétienne, laquelle nous a habitués, même si l'on s'en défend, à retourner souvent contre nous, la question jamais objectivée de notre propre responsabilité dès lors qu'on a subi une agression. N'était-on pas coupable déjà d'être là où il n'aurait pas fallu être? Autant dans l'exemple d'Emily Spanton, la femme canadienne violée par des policiers (j'espère ne pas écorcher son nom, je cite de mémoire) que dans certains exemples des jeunes journalistes invitées par PPDA, surnage, à chaque fois, l'obsession de savoir si elles n'ont pas cherché ce qui leur est arrivé. Du moins, ces victimes ont-elles intégré l'idée, plus ou moins consciemment. Dans le cas de Emily, la franchise du documentaire n'occulte rien de la réalité de ce dramatique soir où elle a croisé ses agresseurs: des témoins (serveurs, clients) ont témoigné qu'elle était vêtue de façon sexy, beaucoup insistent sur ce point. Qu'elle était très emméchée. Le procureur Philippe Courroye a beau rappeler, à juste raison, que ni la tenue vestimentaire ni le degré d'alcoolisation d'une femme ne doivent entrer en ligne de compte pour éclairer, sinon justifier, l'acte agressif, il n'en demeure pas moins que, pour les jurés, le doute persiste? et ce doute a profité, pour l'instant aux agresseurs. Malgré les vidéos du Gallway, ce bar qui a été l'antichambre du viol. Si la vidéo surveillance avait existé au sein des locaux mêmes du 36 quai des Orfèvres, dans ses bureaux, la résolution de l'énigme aurait fait long feu. Quoique la vidéo-surveillance ne soit pas toujours très fiable: j'ai souvenir, après avoir subi une agression et un vol d'argent dans un sas du Crédit Lyonnais, dans les années 90, par un toxico en manque qui m'a obligé à lui remettre tout le fric qui me restait sur mon compte, être allé le lendemain à cette agence où il me fut répondu que, malheureusement, les bandes vidéos étaient illisibles. N'empêche que savoir qu'elle existe devrait inciter les agresseurs à réfléchir sur l'enjeu de leur agression.

Bref, tout ça pour dire (désolé pour la longueur de mon post) que la Justice, quand elle ne détient pas assez de preuves flagrantes d'une agression, ne peut, en aucun cas, statuer rapidement et au profit des victimes. Ce n'est pas, je crois, seulement le cas pour les agressions sexuelles, mais pour toutes les formes d'agressions.

Tant que des dispositifs efficaces ne seront pas mis en oeuvre pour aider les plaignant(e)s sitôt l'agression subie (recueil du témoignage par des policiers objectivement neutres, possibilité de passer un examen gynécologique pour prouver les violences), ladite Justice, démunie de preuves tangibles ne pourra jamais oeuvrer en faveur des victimes.

Je refuse, en effet, sans être trop naïf non plus, de considérer que trop de juristes ou de policiers, ont tous intérêt à ce que le moins de condamnations aboutissent (sauf dans l'exemple de l'affaire du quai des Orfèvres où des manquements criants à la déontologie qui aurait voulu qu'on empêche les agresseurs de nettoyer la scène du crime).

Et c'est tant mieux, non? dans le cas contraire, si la Justice se contentait, par compassion, de preuves guère tangibles mais trop floues, elle desservirait ses principes fondamentaux qui veulent que preuves, mobile et synthèse objective du récit des faits réunis mènent à des condamnations. Tout dépend, après et aussi, de la manière dont les avocats des diverses parties parviennent à être éloquents.

Je ne réponds certainement que partiellement à votre questionnement, Docteur Teuphelle, mais j'ai cru bon tenter de vous communiquer quelques lueurs de simple conscience, eu égard à notre système judiciaire français actuel.

OK mais là c'est un énorme scandale - gros comme une (la) maison on peut dire -    et comme expliqué très clairement dans l'émission, avec un jugement [de valeurs ... inversées] venant en backlash du premier (perso aussi ne suis pas « pour » la prison mais ...), complètement représentatif lui, de la culture du viol et venant donc, inverser totalement les preuves 

« notamment » les preuves médico-légales récoltées de suite et faisant état de plusieurs viols et de traces de violences 

le reste : la sidération, les états de choc(s), les psychotraumatismes nous on connaît, « l'accueil » dans les commissariats (et dans les hôpitaux mais passons) malheureusement aussi, plus les « expertises » qui n'en ont que le nom et qui sont du « simple » défoulement sur des victimes donc traumatisées la plupart du temps - bref tout l'acharnement policier et judiciaire sur les plaignantes ... mais/et il serait grand temps en 2022 que nos institutions se réveillent et cessent de stagner - ou de se vautrer plutôt - dans des stéréotypes « patriarcaux » plus que datés, basés sur une haine misogyne en faits féroce, sur les abus sur les plus vulnérables en général, avec en plus tjrs inversions des charges des preuves et des responsabilités ... si elles veulent en sortir elles aussi « grandies » et ... un minimum professionnelles

Comme je l’ai déjà dit, il faut un immense courage pour affronter la police puis la justice dans une affaire de viol. C’est tellement violent pour les victimes que je suis totalement Adèle Haenel dans sa démarche initiale, lorsqu’elle refusait de porter plainte. C’est retourner le couteau dans une plaie béante jamais refermée, c’est aussi exposer ses proches à la honte, à l’impuissance, au désespoir… Les pouvoirs publics maltraitent les victimes et c’est un des grands scandales de notre société.

totalement d'accord avec vous - hélas ! elle a fait ce choix au départ, et ce geste pour les autres victimes, en toute connaissance de cause(s), et pour que sa célébrité les servent elles, de refuser toutes les violences supplémentaires de la part de la police/Justice, et ainsi de les dénoncer également, au sens noble du terme ...

perso j'appelle ça des SUR-VIOLS (donc un peu comme les sur-accidents, quand d'autres voitures viennent s'encastrer ...), ce harcèlement - non rarement sexuel    en plus, en faisant revivre le trauma aux femmes sous prétexte de le « clarifier » -      et toutes les violences qui se déchaînent/ou déchaînées par les institutions sur        les victimes de viols, en profitant du fait qu'elles « osent » porter encore plainte ... en France on en est toujours là !!!

(on retrouve quasiment la même quantité et la même « qualité » de haine misogyne chez les professionnel(le)s qui devraient s'occuper des victimes, que chez leurs agresseurs ... peut-être même, ou sans doute(s), encore mieux ... organisée ...)

parce que, je ne suis plus hélas ! une jeunette mais justement, voici encore un exemple tiré au hasard - j'en ai déjà parlé aussi ailleurs, mais c'est pour vous dire comme/combien on a évolué :

petite, dans les années 75 (aïe), ma frangine à 10 ans a été très choquée par un exhibitionniste qui se produisait aux alentours de l'école → je lui ai bien dit de ne rien dire, hélas la pauvre a raconté ça aux parents (déjà, rien que dans les familles, rien que les tendances libidineuses qui ... s'exercent sur les petites filles, et à la puberté) ... parents qui se sont précipités illico avec la pauvre comme un trophée, au commissariat du coin : pendant des mois, elle a été obligée tous les mercredis non pas de leur décrire l'agresseur (bien connu dans le quartier) ou de dire où ça s'était passé ... mais de décrire à tous les flics venus très nombreux - avec des chaises - et devant les parents très présents/très intéressés, l'anatomie du mec,      puis surtout de son pénis (avec toutes sortes de formulations et de suggestions) - longuement, si je puis dire, avec si possible un maximum de détails (fournis par l'assistance, et enrichis mercredi après mercredi)

après, si, au fait, ça a évolué : ils ont fini par lui demander de dessiner un pénis* (évidemment elle a eu ... du mal, elle voyait pas le truc/avait pas vu grand chose    en faits, et a dû se calquer sur leurs désidératas) - des « essais » donc des mercredis et des mercredis de suites, garantis, toujours devant le troupeau de flics, les parents toujours très assidus aussi - et pour [la] finir, ils lui ont demandé de mimer un acte sexuel, avec pénétration de préférence (qui évidemment n'avait pas eu lieu : le type avait entrouvert son imper à toute vitesse, connu pour ça, et c'est ce que font les exhibitionnistes : ici une aide gratuite à la formation des pandores)

... les flics se sont plaints de la mauvaise qualité des dessins et de la représentation, d'imprécisions multiples dans ses récits, malgré tous leurs - longs - efforts pour ... appréhender ce qui s'était passé (quand à mes vieux, on a été sauvées par l'arrivée du magnétoscope ... c'est une autre histoire)

* les petites filles (choquées) ne sont pas traitées comme des petits Princes ...

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je n'ai pas travaillé en UMJ mais j'ai vus des reportages - montrés en exemples ... atterrant(s) : curiosité malsaine/voyeurisme ultra visibles, les « professionnel(le)s » affichant des mines réjouies, voire quasiment en train de saliver, hyper relous, réussissant à poser aux victimes de viols les questions à la fois les plus débiles/les    plus intrusives ... vicieuses possibles, ne proposant au « mieux » que de la sur-victimisation (qu'on pourrait résumer comme de la fausse compassion en leur maintenant la tête sous l'eau → à noter qu'il est souvent reproché aux plaignantes de  « rechercher un statut de victime » : tout est toujours inversé) → tout ça sous prétexte d'empathie, comme d'habitude(s)

on pourrait - devrait ressortir ces reportages, et les projeter devant des étudiant(e)s ... mais pour discuter/leur montrer point par point tout ce qu'il ne faut pas faire      en matière d'« accueil » de victimes déjà traumatisées

... rien que dans les services d'urgences normaux, la règle est que toutes les gammes    de personnels viennent se délecter et profiter des souffrances des femmes violentées et des enfants maltraité(e)s - alors que les agresseurs sont en général … épargnés,  voire reçus presque sur un tapis rouge (souvent manipulateurs et flattant les équipes, qui n'y voient que du feu) → j'ai eu perso plein d'ennuis, par ex. de vouloir préserver les victimes de l'effet troupeau ou de demander rapidement les examens nécessaires pour faire le bilan des lésions, m'ont valu X menaces de conseils de « discipline » ...

je pensais juste à un truc, encore → dans les reportages (voyeuristes +++) aux gloires des pompiers, « sauveteurs », urgences etc. on voit TB la curiosité malsaine-l'absence d'empathie véritable et l'acharnement sur des gens traumatisés - voire en état de sidération, allant jusqu'à des actes de barbarie (donc filmés et non censurés, ce qui prouve bien que l'empathie est une qualité rare, contrairement aux abus        si consensuels sur les personnes vulnérables) ... mais je me disais que ce serait quelque chose, si au lieu des séries policières avec sérial killers (ou/et violeurs)      et flics héroïques dont on nous abreuve, quelqu'un(e) aurait le courage de montrer ce qui se passe vraiment dans les commissariats avec les victimes de viols,            via une œuvre de fiction (et non pas un reportage autorisé par la police ...) 

... mais , les gens en croiraient par leurs yeux - ça passerait pas (... à la télé)

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  • 02/05/2022 23:25
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Merci a toute l’équipe et a vos invitées pour cette excellente émission.

Sandrine Rousseau était tres bien et convaincante, et la partie sur le viol tres interessante bien que malheureusement très déprimante. La culture française reste très réactionnaire vis a vis de l’indépendance des femmes. Les françaises et les français sont bien souvent profondément sexistes et tres peu enclin—motivees?—a changer. 

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