Le mystérieux correspondant d'Hicheur interrogé par la sécurité algérienne

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Près de deux ans après la mise en examen d'Adlène Hicheur, physicien franco-algérien, accusé d'avoir préparé un acte terroriste, la justice algérienne vient au secours d'un dossier chancelant. Mais quelle peut être la valeur juridique d'un témoignage recueilli dans un pays où la torture est courante?

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Près de deux ans après la mise en examen d'Adlène Hicheur, jeune physicien franco-algérien, pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» par le juge français Christophe Teissier, la justice algérienne vient au secours d'un dossier chancelant.
Il est essentiellement reproché à Adlène Hicheur, en détention provisoire à Fresnes depuis le 12 octobre 2009, d'avoir surfé sur des forums islamistes et d'avoir échangé avec un mystérieux internaute, présenté par la DCRI comme un cadre d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Après une surveillance électronique de plusieurs mois et l'arrestation du physicien du Cern, les autorités françaises l'ont à plusieurs reprises accusé dans les médias d'avoir préparé un attentat contre le 27e bataillon de chasseurs alpins.