Besson veut rendre le Calaisis «étanche» aux exilés

En déplacement à Calais, mardi 27 janvier, le nouveau ministre de l'immigration et de l'identité nationale a rencontré des exilés afghans. Il s'est rendu dans une des «jungles» où se retrouvent des centaines d'étrangers en partance vers la Grande-Bretagne. Soucieux de montrer qu'il ne renonce pas à la politique répressive menée par son prédécesseur, Éric Besson a promis de rendre la zone de Calais «étanche» aux migrants prêts à tenter la traversée.

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Le nouveau ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire sème ses premiers cailloux. Mardi 27 janvier, visite de terrain à Calais où des centaines d'Afghans, d'Irakiens ou de Soudanais se retrouvent pour tenter le passage vers la Grande-Bretagne. Transis de froid, ils vivent dans des cabanes de fortune régulièrement détruites par les fonctionnaires de police. Selon un journaliste de Reuters, Éric Besson s'est rendu dans la matinée dans une des «jungles» et s'est entretenu «en anglais» avec des exilés. L'occasion, pour lui, de mesurer les effets de la fermeture du centre de Sangatte par Nicolas Sarkozy fin 2002. Dans la matinée, soucieux de montrer qu'il n'avait pas l'intention de renoncer à la politique répressive de son prédécesseur, Brice Hortereux, il a promis à la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, de rendre la zone «étanche». Il a exclu de reconstruire un «centre en dur».

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