Médecins, infirmières: et si l'on soignait autrement?

Par
Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Tous les commentaires

C'est drole la reflexion de cette infirmiere, qui payee moins, dit pourtant etre satisfaite, ce qui montre bien que la qualité dans le travail est surement aussi importante que ce qu'on gagne. Ce qui ne m'empêche pas de penser que 1800 €, ce n'est pas assez. Je suis stupéfaite des salaires en France parfois. J'ai ce sentiment etrange, mais réel que la situation a empiré, et je le vois avec les étudiants des différentes promotions étudiantes que j'ai pu faire. J'ai eu été boulimique étudiante ! Bref, j'ai gardé contact, et les nouveaux étudiants commencent sur des échelles de salaires inférieures à la mienne en 2000. Même parfois, bien inférieures et à des postes de semi cadres, qui plus est. Bref, c'est assez effarant, je serais assez preneuse d'une enquête de mediapart sur cette question. Il y a deja eu des etudes sur la question de l'ecart entre salaires des grands patrons et les autres, mais ce serait interessant d'approfondir. Y a t il reellement baisse du niveau des salaires en France? Bien sur ce n'est pas facile car cela dépend vraiment des secteurs me dira t on avec raison. Mais globalement, c'est aujourd'hui mon sentiment, que je n'ai pas forcément dans d'autres pays européens. En tout cas, pas tant que cela en Angleterre, en Allemagne ou en Espagne. A diplome egal, il me semble que l'entree dans le travail soit (bien sur plus facile) mais aussi mieux rémunérée. Les personnels de santé ont souvent été (infirmiers et infirmières, aides soignantes et autres les orphelins du système... Peut-être qu'avec ce genre d'expérience, cela pourrait changer. En tout cas, cela fait plaisir de voir des infirmières heureuses et des médeçins satisfaits de nos jours.....
Au sujet "de cette infirmière, qui payée moins, dit pourtant être satisfaite", je recommande de lire sur le site "Wikipédia" ,l'expérience de Hawthorne et ou sur "HC online " , l'école des relations humaines. http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9riences_de_Hawthorne http://membres.lycos.fr/hconline/engineer_fr.htm P.S: ce facteur est un des piliers philosophique (et de réussite économique) de Toyota!
  • Nouveau
  • 27/05/2008 13:21
  • Par
Enfin un exemple concret qu'on peut à moyens égal améliorer la qualité des soins grâce à une réorganisation. Il ne faut pas hésiter à faire sauter les verrous dans tout un tas de domaines.
Cet article incite à l'optimisme.
Il serait intéressant de mener l'enquête dans d'autres secteurs pour faire le point sur les expérimentations en cours : justice, police, CCI, etc ... Vous l'avez déjà fait pour le RSA. Cela permet de se faire un avis avant que le discours politique nous tombe tout cuit dans le bec.
Plusieurs points me viennent devant cet intéressante étude de cas. 1. Parler salaire ou honoraire, celà pose un problème. Il faudrait dans tous les cas parler revenu net, cad pour des infirmières en libéral leur recettes d'honoraires moins leurs charges (frais de voiture ou déplacement, frais de cabinet, cotisation retraite et SS- à condition de couverture comparable au salaire-, assurance RC Professionnelle,...). Donc être très prudent dans la comparaison des chiffres. 2. Enfin des médecins évoquent autre chose que le soin d'une pathologie . La santé publique, n'est-ce pas d'abord une appréhension globale de la personne, sous l'aspect médical, physique et mental, mais aussi l'hygiène et les conditions de vie... 3. N'étant pas issu du monde sanitaire, je suis frappé de l'approche règlementaire de l'exercice de ces professions en France. La frontière fonctionnelle est cependant de plus en plus impossible à tracer entre les activités. La hiérarchie des diplômes rigidifie tout. Le médecin commande l'infirmière, qui encadre les aides-soignantes, qui contrôlent les assistantes de vie. Curieux modèle pour approché des situations aussi complexes. Il y a des actes techniques, puis des indispensables "nursing", la tendresse étant aussi importante que l'antibiotique, la nourriture que le traitement! Le management du tout implique encore d'autres talents, qui ne se mesurent pas nécessairement au nombre d'années d'études. 4. La continuité du suivi de la personne fragile tombe sous le sens. L'infirmière a toutes les qualifications pour l'assurer, d'autant que la technicité croissante des actes médicaux pousse inéluctablement vers la spécialisation. Bon vent donc à cette expérimentation, parfaitement adaptée à une population vieillissante, dont le mal de vivre ne vient pas de mauvais traitement médicaux, mais de dégradations progressives des performances avec des liens sociaux et affectifs qui se délitent
Certes, la prévention est une bonne chose; de même que l'éducation des patients (et des familles, je pense) notamment pour des patients non malades mais porteurs d'un ou plusieurs facteurs de risque même si l'éducation nécessite des "piqures de rappel" multiples pas toujours suivies d'effet. Le choix de "travailer moins pour travailler mieux et gagner moins" est aussi intéressant (je suis bien placé pour le dire puisque je l'ai fait) surtout quand on a connu le stakhanovisme. Il n'en reste pas moins que ça ne va pas résoudre le problème car il faudra bien que certains fassent le "sale boulot" pas tellement mieux payé puisque 35H de soins en libéral équivalent au minimum à 50H de travail en cumulant au soin la comptabilité et la paperasse. Avec une perte d'attractivité de ce type de travail auprès de la jeune génération. Comment allons-nous faire collectivement? Avoir une "immigration choisie"? Donner un vrai plan de carriére à ceux qui arrivent dans les métiers de santé en leur réservant ce genre de travail plus calme en fin de carriére? Salarier les professionnels de santé malgré le surcoût qu'on peut en attendre? Abandonner les soins de proximité? Voire une autre solution qui m'échappe? Donc, c'est très bien mais le vrai problème reste entier.
Bonjour patrick neubert. Je sais que nous partageons les mêmes centres d'intérêt avec des approches distinctes et je crois , très complémentaires. Comment allons-nous faire collectivement? Le "billet" a le mérite d'ouvrir un sujet qui ne mobilise pas les foules ... sauf quand elles sont mécontentes de l'offre de soins. Toutes les expérimentations sont utiles ;elles soulèvent en général 2 types de questions: - l'aspect "concret" évacue un peu vite les fondamentaux sousjacents : la délégation des tâches en est une illustration particulièrement significative des hiérarchies professionnelles résultant des diplômes et des statuts - la généralisation des expérimentations n'est pas une mission pour amateurs ,ce qui explique l 'hystérésis à la mise en oeuvre Je suis assez d'accord .....le vrai problème reste entier.
  • Nouveau
  • 27/05/2008 16:28
  • Par
Ni naïf ni roué, perspicace et informé, le malade... A l'heure où le administrations confondent à l'envi formation, gestion et économie, marketing et maladies, je suis curieuse aussi de lever un coin du voile qui enveloppe la "formation spécifique" dont bénéficient celles qui travaillent désormais mieux, disent-elles par voie de presse, pour gagner moins, est-il écrit. Cela m'évoque un dialogue que j'ai eu l'occasion de surprendre aux urgences dans un hôpital parisien : Elle, visiteuse en tenue de ville, la soixantaine : "tu vas sûrement bénéficier d'une hospitalisation à domicile..." Lui, un peu plus âgé peut-être, en robe de chambre et pyjama, marchant avec précautions : "non non, ça n'existe plus, tu sais, maintenant il y a des services à la personne..." Silence, puis un sourire s'échange et lui, à voix basse : "ça promet..."
Je rejoins les deux observations citées plus haut,à savoirces postes d'infirmière spécialisée en prévention sont très intéressants mais il faut bien qu'il reste des bonnes volontés pour le boulot de soin,d'autre part quelle est la formation de ces IDE?Pour moi,en aucun cas l'école infirmière classique ne prépare à cela.Il faut une vision d'ensemble des pathologies qui nécessite à mon avis au minimum un an de formation théorique supplémentaire.Je précise que j'ai fait des études de médecine complètes mais j'ai choisi d'exercer depuis 24 ans la profession d'infirmière.Et que je me sens bienplacee pour avoir vu des lacunes énormes dans la formation théorique infirmière. Ceci dit,c'est une très bone idée,puisque les médeçins dont c'est le rôle,ne le font pas,de le faire faire par des IDE motivées et formées. Quant au salaire évoqué par l'infirmière,il est tout à fait inacceptable.Une IDE en début de carrière hospitalière gagne presque la même chose.Le problème est la progression et l'évolution de carrière. Quant aux services à la personne évoqués plus haut,à part le travail fait dans de nombreuses associations qui ont du personnel formé et des chartes de travail,le reste,l'essentiel est assuré par un secteur privé qui se veut bien sur rentable,donc emploie des personnes,certes de bonne volonté mais absolument incompétentes.A noter d'ailleurs dans ces services,une proportion très importante de femmes africaines(avec ou sans papiers?)qui sont la seule main d'oeuvre qu'ils arrivent à trouver vu les conditions d'exercice et les salaires.De même que dans les maisons de retraite. Cette misssion infirmière nouvelle,avec les réserv"es exprimées plus haut serait une bonne opportunité d'évolution pour une IDE commençant à flancher à l'hôpital Mais je lis la presse médicale,presque tous les jours,et à ce jour tous les médecins et l'Ordre est opposé à tout transfert de compétences.Car c'est un sujet qui agite beaucoup le ministère de la Santé en ce moment. Ce serait une affaire à suivre si votre journal y trouve un intérêt.
  • Nouveau
  • 02/06/2008 16:53
  • Par
si j'ai bien compris ce regroupent joue un rôle intermédiaire vis ç vis des infirmières libérales qui gardent le "monopole des soins ? Envigase-t-on d'aller plus loins et de regrouper les infirmères libérales et de batir une organisation plus complète, ce qui est sans doute compliqué !!!

expérience intéressante: des médecins sortent de leur tour d'ivoire!

évidemment, un travail d'équipe est toujours meilleur

chiffres: il faudrait pouvoir comparer les revenus réels... pas si facile... mais

1800€ par mois, pour un début, vous trouvez que c'est peu? moi pas! alors que la moyenne des salaires ouvriers frôle les 800€ par mois??? alors que la paupérisation s'accentue en France?

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous
Alors que la ministre de la santé prépare un projet de loi «santé, patients et territoire», qui pourrait être examiné par le Parlement à l'automne 2008, nous avons voulu voir ce qui se fait déjà en matière de collaboration entre des médecins généralistes et des infirmières. D'où l'éclairage que nous proposons sur l'expérimentation Asalee, localisée sur le département des Deux-Sèvres, mais dont l'ambition est d'être reproduite ailleurs en France.