Michèle Delaunay, ministre hors norme

La « tombeuse de Juppé » en 2007 milite pour la moralisation de la politique. Devenue ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l'autonomie, elle défend un parcours atypique : femme, médecin, encartée depuis seulement de 10 ans au PS, mais ayant biberonné dans la bourgeoisie bordelaise. Portrait.

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Elle les a encore agacés. En annonçant début juin qu’elle rembourserait à l’Assemblée nationale le reliquat de l’enveloppe versée à chaque député, Michèle Delaunay a contraint ses camarades à se mettre au diapason. Depuis, interrogés par Mediapart, plusieurs ministres ont certifié qu’ils allaient aussi reverser une part de cette indemnité au sigle barbare, l’IRFM, et aux règles opaques (lire nos nombreuses enquêtes ici, , , , et encore là). Par conviction mais aussi un peu par tactique, la « tombeuse de Juppé » en 2007, devenue ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie de Jean-Marc Ayrault, s’est fait une chantre de la moralisation de la politique.

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