François Fillon, la revanche du besogneux

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Fin août 2014. L’UMP est encore groggy. Le parti de la rue de Vaugirard vient de traverser l’une des plus grandes crises de son histoire, désormais connue de tous sous le nom de “Bygmalion”. L’affaire, qui a éclaté quelques mois plus tôt, n’a pas seulement entraîné la démission de Jean-François Copé. Elle a aussi ravivé les multiples tensions qui divisent les ténors de la droite depuis la défaite de 2012. À Rouez-en-Champagne (Sarthe), devant un parterre de parlementaires, François Fillon redouble d’efforts pour montrer qu’il demeure plus que jamais dans la course de la primaire pour la présidentielle de 2017.