Assa Traoré avait prévenu : « On ne lâchera rien. » C’était le 22 juillet, quatre jours après le décès de son petit frère, Adama, lors d’une marche blanche organisée à la mémoire du jeune homme de 24 ans. Il est décédé entre les mains des gendarmes dans des conditions toujours nébuleuses. Elle craignait alors que l’élan spontané, nourri par l’émotion du moment, ne s’émousse. Elle avait peur que la démotivation ne gagne peu à peu les premiers soutiens dans une lutte qui promettait déjà d'être longue. Cinq mois plus tard, les Traoré n’ont pas abandonné l'idée de faire émerger la vérité et s’échinent à faire connaître leur histoire au plus grand nombre. Ils ne sont pas seuls dans cette tâche.
Vous êtes abonné(e) Identifiez-vous
Pas encore abonné(e) ? Rejoignez-nous
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Mediapart.
Abonnez-vous