EADS : la République des intouchables

En annonçant la nomination de Jean-Claude Trichet et d'Anne Lauvergeon au nouveau conseil d'administration d'EADS, le gouvernement n'a créé aucune surprise. Depuis trente ans, ce sont les mêmes personnages qui s’échangent les postes et les fonctions, quel que soit leur bilan, quels que soient les gouvernements. Une nouvelle illustration de la dérive de nos institutions.

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Comme un air de déjà-vu. En annonçant dimanche la nomination des administrateurs représentant l’État français au nouveau conseil d’EADS, l’agence des participations de l’État a tout sauf créé une surprise. Anne Lauvergeon, ingénieur du Corps des mines et ancienne présidente d’Areva, Jean-Claude Trichet, inspecteur des finances et ancien président de la BCE. Combien de fois n’a-t-on déjà entendu ces noms ? L’affaire semblait si évidente que, dès décembre, la reconduction de Jean-Claude Trichet était considérée comme acquise. Quant à Anne Lauvergeon, la nouvelle organisation actionnariale du groupe aéronautique était à peine annoncée, qu’elle était déjà sur les rangs pour prendre la présidence non exécutive du groupe aéronautique avec le soutien du corps des mines, comme l’avait révélé Mediapart en décembre.

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