Les confessions d'un «factotum» de l'UMP au Sénat: «J'allais chercher le pognon»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

François Thual est une grenade dégoupillée. Pendant trois décennies, cet ancien fonctionnaire du ministère de la défense, qui sait choyer et verrouiller des secrets, a œuvré comme conseiller de l'ombre de la droite et des centristes au Sénat. S'il a produit moult notes sur des questions militaires et géostratégiques, il a surtout endossé, de 2002 à 2013, le rôle de secrétaire général de l'URS, une association semi-fantoche alimentée par des fonds publics théoriquement destinés au travail parlementaire. L'association en redistribuait en fait une partie à des sénateurs UMP sous forme de chèques ou d'espèces, en secret, et sans contrepartie connue.