De la mort héroïque et instructive d’Arnaud Beltrame

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À la télévision, c’est en meublant qu’on devient forgeron du sens commun national. Vers 11 heures ce 28 mars, sur BFMTV, alors que la cour des Invalides s’emplit d’anonymes et de personnalités signalées une à une (Édouard Balladur est confondu un instant avec Valéry Giscard d’Estaing par une journaliste), l’un des commentateurs patentés dit ceci : « Cette cour, qui fut le lieu de la dégradation du capitaine Dreyfus, est aujourd’hui le socle d’un hommage à un héros républicain. »