Nouvelle-Calédonie: une question et beaucoup d’interrogations

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C’est presque devenu une tradition rue de Varenne. En 1988, lorsqu’il réunit le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et le député loyaliste Jacques Lafleur, pour discuter de ce qui deviendra les accords de Matignon-Oudinot, Michel Rocard prévient : personne ne sortira de là avant la fin de la négociation. Mardi 27 mars, Édouard Philippe a lui aussi pris son temps. Les enjeux du XVIIe comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, étaient certes sans commune mesure avec la rencontre historique qui s’était tenue ici même il y a trente ans. Mais ils n’en demeuraient pas moins de taille.