Universitaires, chercheurs et hospitaliers, tous ensemble dans les rues de Paris

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Pour la première fois, universitaires et personnel hospitalier ont défilé ensemble, mardi 28 avril, à Paris, contre la réforme Bachelot. L'occasion aussi, au sein de mouvements qui sont à des stades différents de mobilisation, de dépasser les désaccords pour tenter de mieux se faire entendre. Près de 30.000 personnes, selon les organisateurs, se sont ainsi retrouvées.

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Université de Jussieu, à Paris, mardi 28 avril, midi. Le cortège des universitaires et chercheurs tarde à s'ébranler. «D'habitude on commence nos manifestations plus tard», rappelle Jean Kister, secrétaire général du SNTRS-CGT, syndicat regroupant les personnels de la recherche. «Là, c'est pour converger avec les hospitaliers, les "lève-tôt"», plaisante-t-il. Les médecins et personnels-soignants de l'hôpital public ont en effet lancé leur défilé contre la réforme Bachelot une heure plus tôt, devant Montparnasse. Et les deux cortèges doivent se rejoindre à Port-Royal, après plusieurs semaines de mobilisation des enseignants-chercheurs et une contestation latente de plusieurs mois pour le personnel des infirmiers et aides-soignants. Ils seront entre 10.000 et 30.000 dans la rue (12.000 enseignants chercheurs selon le Snesup-FSU, 1.600 selon la police; 18.000 à 20.000 contre la loi Bachelot selon la CGT, 9.000 selon la police).