Aux «fous dangereux», des droits morcelés ou non-appliqués

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Les unités pour malades difficiles (UMD), comme les centres de rétention administrative où sont enfermés les étrangers en instance d'expulsion, sont des lieux aux allures de prison. Murs épais, grillages élevés, fossés, portes verrouillées, équipements sécurisés. Mais qui n'en sont pas, au sens juridique tout du moins. Ni détenus, ni patients comme les autres, les malades y ont des droits morcelés, souvent méconnus des intéressés eux-mêmes et difficiles à mettre en œuvre.