François Hollande, un président qui rétrécit

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Son allocution au lendemain des européennes en est une nouvelle illustration. La chronique du hollandisme se donne à lire comme une suite incohérente de contre-performances, une succession de couacs, de tête-à-queue idéologiques, de télescopages entre la vie privée et la vie publique, de trahisons et de scandales d’État. Ce n'est pas seulement à la chute de la maison Hollande que nous assistons mais aux derniers jours de la Ve République.

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Pendant sa campagne de 2011-2012, François Hollande avait beaucoup maigri. Depuis deux ans, c’est un président qui rétrécit. Il rétrécit la politique. Il rétrécit la gauche. Il rétrécit la France. Jusque-là, les sondages en donnaient une vague idée ; les élections municipales et européennes viennent d’en montrer l’étendue. La politique est discréditée, la gauche, divisée comme jamais, la France désorientée.