Vaccination: les questions éthiques que soulève la grippe A

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La possible pandémie grippale et les choix des pouvoirs publics pour l'anticiper posent des questions éthiques peu débattues dans l'espace public. Les nombreuses incertitudes pesant sur l'évolution de la maladie complexifient la prise de décision. Alors que le ministre de l'intérieur a récemment qualifié la grippe H1N1 d'«adversaire invisible, évolutif et mobile», le dernier décompte de l'Institut de veille sanitaire fait état de 4.500 nouveaux cas en France métropolitaine dans la semaine du 17 au 23 août et de «situations contrastées» outre-mer. Au-delà des déclarations gouvernementales et du suivi statistique, les plans susceptibles d'être mis en œuvre par l'État au nom de la «protection» de la société n'empiètent-ils pas sur les libertés individuelles? Peut-on imposer à un patient de rester confiné chez lui? Jusqu'où tient le secret médical face à une pandémie? Qui sera vacciné en priorité, notamment en cas de pénurie de vaccins?