Daech, le cinéma directif et le spectateur ligoté

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Dans son essai Daech, le cinéma, la mort, le réalisateur Jean-Louis Comolli analyse la façon dont l'organisation terroriste imite les films d'action hollywoodiens pour filmer les exécutions de ses victimes. Il a répondu aux questions de Télérama.

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C’est en cinéphile averti que Jean-Louis Comolli aborde, dans Daech, le cinéma et la mort (Verdier, 13,50 euros), les films par lesquels l’organisation terroriste donne à voir sur la toile l’exécution de ses victimes. Au-delà de l’examen de ces « clips » rarement considérés sous l’angle cinématographique, son essai interroge avec vigueur l’évolution esthétique du cinéma auquel il se consacre depuis un demi-siècle – de l’animation d’un ciné-club à Alger à la réalisation de documentaires et de quelques fictions, en passant par la rédaction en chef des Cahiers du cinéma et toutes sortes de réflexions théoriques, souvent très stimulantes et volontiers iconoclastes.