Sarah Vanuxem: «La propriété collective est reconnue par le droit»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En avril dernier, l’État évacuait partiellement la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et détruisait la plupart de ses cabanes. Cinq mois après, que reste-t-il de la zone à défendre, des projets et des rêves de ses habitant·e·s ? Un territoire meurtri et en reconstruction. Des projets d’activités agricoles, sociales ou culturelles déposés auprès de la préfecture ont fait l’objet de conventions d’occupation précaire (COP), autorisant les personnes impliquées à rester sur place. Mais seulement jusqu’à la fin de l'année. Le 12 octobre, une réunion entre services de l’État et délégué·e·s du mouvement d’occupation doit ouvrir une nouvelle séquence de négociation pour décider de l’avenir de la zone. C’est dans ce contexte que ses habitant·e·s appellent leurs soutiens à revenir sur les 1 600 hectares de bocage arrachés au bétonnage pour les défendre : non plus contre l’aéroport, abandonné en janvier par Édouard Philippe, mais contre la reprise des terres par l’agriculture industrielle et la normalisation des pratiques de travail, comme des formes de vie.